Archives de la catégorie ‘Cinéma’

Little Miss Sunshine

Publié: 18 juillet 2008 dans Cinéma
Little Miss Sunshine est une comédie américaine de 2006 ayant reçu de multiples récompenses et un très bon accueil, tant par le public que la critique. On retrouve dans cette réalisation de Jonathan Dayton et Valerie Farris 6 acteurs assez peu connus mais sur lesquels repose tout le film :  Greg Kinnear, Steve Carell, Toni Collette, Paul Dano, Abigail Breslin et Alan Arkin.
 
Synopsis

L’histoire des Hoover. Le père, Richard, tente désespérément de vendre son « Parcours vers le succès en 9 étapes ». La mère, Sheryl, tente de dissimuler les travers de son frère, spécialiste suicidaire de Proust fraîchement sorti de l’hôpital après avoir été congédié par son amant.
Les enfants Hoover ne sont pas non plus dépourvus de rêves improbables : la fille de 7 ans, Olive, se rêve en reine de beauté, tandis que son frère Dwayne a fait voeu de silence jusqu’à son entrée à l’Air Force Academy.
Quand Olive décroche une invitation à concourir pour le titre très sélectif de Little Miss Sunshine en Californie, toute la famille décide de faire corps derrière elle. Les voilà donc entassés dans leur break Volkswagen rouillé : ils mettent le cap vers l’Ouest et entament un voyage tragi-comique de trois jours qui les mettra aux prises avec des événements inattendus…

Mon avis

Si vous cherchez à vous mettre sous la dent un film agréable et à hurler de rire, alors il vous faut voir Little Miss Sunshine.

J’ai vraiment adoré. Je comprends maintenant pourquoi tant de gens ne juraient que par ce film à l’époque de sa sortie. J’ai rarement autant ri pendant un film. De nombreuses scènes sont mémorables et le final est exceptionnel.

Les acteurs, bien que pour la plupart peu connus (voire inconnus), sont très bon, et ils ont rçu de nombreuses récompenses, tant collectives qu’individuelles. J’ai passé la première moitié du film à me demander où j’avais bien pu voir l’ado muet (où pluôt l’acteur qui l’interprète). Il s’agit de Paul Dano que j’avais déjà trouvé exceptionnel dans There Will Be Blood (tourné après). Pour moi, ce jeune acteur a un potentiel énorme et est promis à un bel avenir. Personnellement des acteurs qui habitent leur rôle à ce point, j’en redemande.

Un film tout public qu’il serait vraiment dommage de ne pas voir.

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Le Monde de Narnia : chapitre 2 – Prince Caspian est le deuxième volet des aventures du monde de Narnia, originalement écrites par C.S Lewis. Ce film réalisé par Andrew Adamson est sorti en juin dernier. Avec Georgie Henley, Skandar Keynes ou encore Anna Popplewell.

Synopsis

Un an après les incroyables événements du Monde de Narnia – Chapitre 1, les nouveaux rois et reines de Narnia sont de retour dans ce royaume magique. Mais à Narnia, plus de 1000 années se sont écoulées. L’Age d’Or du royaume est depuis longtemps révolu, et ce n’est plus maintenant qu’une légende. Les animaux parlants et les créatures mythiques ont disparu, ils ne sont plus évoqués que comme les héros d’un folklore que l’on perpétue chez les Telmarins, une race d’humains dirigée par le maléfique roi Miraz, qui règne sans pitié sur Narnia. Même si l’on se souvient encore du nom d’Aslan dans la forêt, le puissant lion n’est pas revenu depuis un millier d’années.
Les quatre enfants ont été rappelés à Narnia par le Prince Caspian, le jeune héritier du trône des Telmarins. Sa vie est en danger : son oncle Miraz cherche à l’éliminer afin que son propre fils nouveau-né puisse monter sur le trône à sa place. Avec l’aide du gentil Nain rouge, d’une courageuse souris parlante nommée Ripitchip, et du Nain noir aigri et revêche Nikabrik, les Narniens, menés par les puissants rois Peter et Caspian, s’engagent dans une formidable quête à la recherche d’Aslan, afin de sauver Narnia de la tyrannie de Miraz et de rendre sa gloire et sa magie au royaume….


Mon avis

Le monde de Narnia 2, est un film plutôt réussi.

Certaines scènes sont un peu « too much » et on n’échappe pas aux passages obligés de ce type de films (produit par Disney), mais l’histoire en elle-même est de qualité et les jeunes acteurs pas mauvais.

La réalisation, comme souvent avec les Disney, a fait quelques clins d’oeil à d’autes films sans même parler des nombreuses ressemblances frappantes avec Le Seigneur des Anneaux. A vous de les repérer.

Le grand alibi

Publié: 24 juin 2008 dans Cinéma

Le grand alibi est un film policier français sortie en avril dernier et réalisé par Pascal Bonitzer.
Il s’agit de l’adaptation d’un Agatha Christie plutôt méconnu, dont je vous ai parlé dans le précédent article :
Le Vallon. Le casting est un festival d’acteurs connus comme Miou-Miou, Lambert Wilson, Valeria Bruni Tedeschi, Pierre Arditi, Anne Consigny

Synopsis

    Pierre Collier est mort… Assassiné chez le sénateur Henri Pages au cours d’un week-end de villégiature.
    Sa femme, Claire, est la coupable désignée. Elle a été arrêtée un revolver à la main à côté de la victime. Sans doute a-t-elle des raisons d’avoir voulu se venger de son mari volage.
    Pourtant, les apparences peuvent être trompeuses. L’arme n’est pas celle du crime, et chaque invité devient un suspect potentiel. Esther la maîtresse de Pierre, Léa son amour de jeunesse humiliée, Philippe son rival. Et pourquoi pas le sénateur en personne, passionné par les armes à feu ?
    Une affaire complexe à résoudre pour le lieutenant Grange, surtout lorsqu’un deuxième meurtre la fait rebondir…


Mon avis

J’ai passé un bon moment avec Le grand alibi.

Comme les adaptations christiesques de Pascal Thomas, celle de Pascal Bonitzer se déroule également en France et aujourd’hui.
Si voir Lambert Wilson (le psychiatre Pierre Collier) jouer avec son portable dernier cri peut surprendre dans une adaptation de Christie, l’ambiance huis-clos avec suspicion générale demeure et fait toujours son effet.

Les acteurs sont globalement bons : Céline Sallette (Marthe) et Anne Consigny (Claire) notamment. Par contre Dany Brillant dans son rôle de larbin, c’était peut-être en option.

Pour les fidèles des bouquins, notons que l’adaptation n’est pas des plus fidèles puisque le personnage de Poirot est tout bonnement supprimé : le rôle du Lieutenant Grange (Maurice Bénichou) s’en trouvant renforcé.
De plus un deuxième meurtre est rajouté (par rapport au livre) sans qu’on ne comprenne trop pourquoi faire.

A voir pour les cinéphiles férus de Christie ou de whodunit en général.

 

There Will Be Blood

Publié: 15 juin 2008 dans Cinéma
There Will Be Blood est un film américain de Paul Thomas Anderson, sorti en février dernier.
Le film repose essentiellement sur les performances d’acteurs de Daniel Day-Lewis oscar du meilleur acteur) et de Paul Dano. There Will Be Blood a également reçu l’oscar du meilleur film.

Synopsis

Lorsque Daniel Plainview entend parler d’une petite ville de Californie où l’on dit qu’un océan de pétrole coulerait littéralement du sol, il décide d’aller tenter sa chance et part avec son fils H.W. à Little Boston. Dans cet endroit perdu où chacun lutte pour survivre et où l’unique distraction est l’église animée par le charismatique prêtre Eli Sunday, Plainview et son fils voient le sort leur sourire.
Même si le pétrole comble leurs attentes et fait leur fortune, plus rien ne sera comme avant : les tensions s’intensifient, les conflits éclatent et les valeurs humaines comme l’amour, l’espoir, le sens de la communauté, les croyances, l’ambition et même les liens entre père et fils sont mis en péril par la corruption, la trahison… Et le pétrole.

Mon avis

There Will Be Blood est un excellent film.

Les acteurs sont énormes : Daniel D. Lewis mérite amplement son oscar, et les autres ne sont pas en reste. Paul Dano est énorme (il joue Eli) et le gamin de Plainview (Dillon Freasier) n’a rien à envier à ses aînés.

La psychologie des personnages est vraiment fouillée. C’est ce qui fait, je pense, la qualité du film.

La fin, annoncée avant même le début du film par le titre, est excellente et au moins aussi bonne que le reste du film.

Ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’aller voir There Will Be Blood au cinéma n’ont plus qu’à attendre le DVD.

Les toilettes du Pape

Publié: 1 juin 2008 dans Cinéma
Les toilettes du Pape (ou El baño del Papa si vous préférez comme moi les titres en VO) est un film uruguayen sorti sur nos écrans en mars 2008, déjà plusieurs fois récompensé et présenté au dernier Festival de Cannes. Il a été réalisé par Enrique Fernandes et Cesar Charlone, avec des acteurs amateurs pour la grande majorité.

Synopsis

Nous sommes en 1988, et Melo, petite ville uruguayenne à la frontière brésilienne qui survit essentiellement de la contrebande, attend fébrilement la visite du pape Jean-Paul II. Les médias annoncent des centaines de visiteurs, des milliers de pèlerins en quête de nourriture, boissons, drapeaux, souvenirs, médailles commémoratives…
Beto, notre héros, pense avoir trouvé la meilleure source de revenus, des toilettes publiques où les pèlerins pourront venir se soulager. Mais avant de pouvoir construire ses toilettes, et malgré l’hostilité de sa famille, Beto va devoir multiplier les allers-retours de plus en plus risqués à la frontière, sur son vieux vélo, pour passer des produits de contrebande…

Mon avis

Ce film très réussi est vraiment des plus originaux.

Il a fallu sept ans aux réalisateurs pour mener ce projet à bien. Seuls, trois acteurs sont professionnels (César Troncoso, Virginia Méndez, et Nelson Lence), tous les autres ayant été auditionnés et recrutés dans la région de Melo, au Nord de l’Uruguay, où se déroule l’action. Malgré cela, et même sûrement grâce à cela, les acteurs sont plus crédibles que jamais dans leur rôle d’habitants de Melo.

Le scénario, fondé sur des événements réels, comme la visite du Pape (Jean-Paul II) à Melo en 1988 ou le trafic de marchandises frontalier permanent entre l’Uruguay et le Brésil, est excellent.

Ce film atypique nous offre un large panel d’émotions, allant de la franche rigolade due à des scènes burlesques d’anthologie, mais aussi des moments de suspense, de tristesse, ou encore de peur (pour le devenir des personnages principaux).

J’ai été ravi de voir que des acteurs amateurs venus du fin fond de l’Uruguay pouvaient nous faire vibrer et nous offrir d’excellents moments de cinéma, ce que ne parviennent pas forcément à faire les plus grandes stars d’Hollywood dans les blockbusters américains. C’est ça aussi, la magie du septième art.

Le petit lieutenant

Publié: 25 mai 2008 dans Cinéma
Le petit lieutenant est un film policier français de 2005 réalisé par Xavier Beauvois, avec Nathalie Baye, Jalil Lespert et Roschdy Zem dans les rôles principaux.

Synopsis

A sa sortie de l’école de police, Antoine monte à Paris pour intégrer la 2ème division de police judiciaire. Caroline Vaudieu, de retour dans le service après avoir vaincu son alcoolisme, choisit le petit lieutenant pour son groupe crim’.
Plein d’enthousiasme, Antoine fait son apprentissage du métier aux côtés de ses hommes.
Vaudieu s’attache rapidement à ce jeune homme, de l’âge qu’aurait eu son fils disparu…

Mon avis

Le petit lieutenant est un film très réaliste sur le quotidien de la police française. Nathalie Baye y campe une policière en fin de course luttant contre l’alcool et Jalil Lespert un bleu tout juste sorti de l’école de police et qui va être confronté aux dures réalité du terrain.

Le jeu des acteurs est juste, très naturel, de telle façon qu’on oublie rapidement qu’on a affaire à des comédiens.
Le scénario n’a franchement rien d’exceptionnel, mais le film n’en reste pas moins très agréable à suivre.

Le petit lieutenant est donc un polar à la française réaliste et de qualité, idéal pour passer un bon moment de cinéma.

Mystic River

Publié: 16 mai 2008 dans Cinéma
Mystic River est un film de 2003 réalisé par Clint Eastwood et inspiré par le roman du même nom de l’excellent Dennis Lehane. Il regroupe une brochette d’acteurs connus parmi lesquels on peut citer Sean Penn, Kevin Bacon ou encore Laurence Fishburne et Tim Robbins.

Synopsis

Ce jour de 1975, quand éclate une bagarre en pleine rue entre Sean Devine (le plus raisonnable), Jimmy Marcus (la tête brûlée) et Dave Boyle (le plus timoré), les trois garçons sont loin de se douter que leur destin va basculer de façon irrémédiable. Une voiture s’arrête, deux hommes qui se prétendent de la police font monter Dave avec eux sous prétexte de le ramener chez lui. Dave ne reparaîtra que quatre jours plus tard. On ne saura jamais ce qui s’est passé pendant ces quatre jours. Mais les trois garçons cesseront de se fréquenter.
Vingt-cinq ans plus tard, ils sont mariés et pères de famille. Sean est un policier brillant mais miné par ses problèmes conjugaux, Jimmy, un ex-chef de gang s’est rangé en achetant un magasin d’alimentation ; quant à Dave, il a brièvement connu la gloire en devenant une star du base-ball, mais aujourd’hui, il part lentement à la dérive. C’est un événement tragique, comme un écho au kidnapping de Dave, qui va les mettre de nouveau en présence : l’assassinat brutal de Katie, la fille aînée de Jimmy, âgée de dix-neuf ans.
A mesure que Dean mène l’enquête, ce sont autant de voiles qui se lèvent sur des vérités aussi troubles que les eaux de la Mystic River, dont les profondeurs recèlent bien des secrets inavouables. Pris dans l’engrenage infernal de la souffrance, du remords et du désir de vengeance, les trois anciens amis n’auront plus d’autre choix que de s’affronter en un combat dont aucun ne peut sortir indemne…

Mon avis

Ayant déjà lu Mystic River, qui est un excellent roman noir de Dennis Lehane que je vous conseille, je n’ai pas été surpris par la qualité du scénario.

Généralement déçu par les adaptations de mes polars préférés, je suis sorti satisfait du visionnage de ce film. Clint Eastwood n’a certainement pas usurpé sa réputation de bon réalisateur. On peut penser qu’il doit être difficile de faire un mauvais film avec un scénario en béton et des acteurs de renom. Si cela arrive parfois, ce n’est pas le cas ici.
La qualité du film et des acteurs a été reconnu, avec l’Oscar du meilleur acteur pour Sean Penn, l’Oscar du meilleur second rôle pour Tim Robbins et le César du meilleur film étranger.

Mystic River est vraiment un bon film, que je conseille aux amateurs du genre. Lecteurs de polars, préférez tout de même le roman, plus riche selon moi.