Archives de la catégorie ‘Non classé’

Six jours est un roman de Ryan Gattis paru chez Fayard en 2015.
Il a été traduit de l’anglais (États-Unis) par Nicolas Richard.

413tqcaxcllRésumé

Los Angeles, 1992.
Dans un contexte de tensions raciales permanentes se tient le procès très médiatisé de quatre officiers de police, accusés d’avoir passé à tabac un automobiliste noir. Malgré une vidéo amateur accablante où l’on voit les agents rouer de coups de bâton et de coups de pied Rodney King, au sol et sans défense, les quatre hommes sont acquittés par un jury composé à 85% de Blancs. À l’énoncé du verdict impensable, au soir du 29 avril, la ville laisse soudainement éclater sa colère. Inextinguible. Incontrôlable.

Mon avis

Ainsi débute Six jours. Qui s’attarde d’ailleurs encore moins que nous ici sur le procès lui-même. Ce n’est pas l’objet du roman. Ryan Gattis s’intéresse – à l’instar du récent film Kings, avec Halle Berry et Daniel Craig – au quotidien des habitants de la Cité des Anges durant ces six jours où les autorités, totalement dépassées par la tournure des événements, laissèrent la ville à feu et à sang. Six jours, 55 morts, 2300 blessés, 3600 départs de feu, 1100 bâtiments brûlés, 800 millions de dollars de dégâts, 11000 arrestations. Les chiffres donnent le vertige. L’auteur a fait le choix, intelligent, de suivre des personnages très différents les uns des autres mais toujours à la première personne. On est immergé tour à tour dans la peau de dealers et autres membres de gangs, d’une victime qui n’avait rien demandé à personne, d’une infirmière, d’un pompier… À chaque fois, nous observons la désolation dans les rues de Los Angeles avec leur point de vue, et leur langage propre. Le travail sur les différents registres de langue est d’ailleurs assez remarquable, l’infirmière Gloria ne s’exprimant bien sûr pas comme une petite frappe issue de la pègre sud-américaine. À signaler, on revit parfois la même scène plusieurs fois, mais d’un autre point de vue, qui change la donne. Ce procédé assez original (on pense au film Elephant de Gus Van Sant) peut être risqué mais apporte ici un vrai plus.
Dans la peau de ses personnages, Ryan Gattis donne à voir, sans jamais émettre de jugement, ce qui confère à l’ensemble un aspect quasi documentaire qui ne déboussolera pas les aficionados de série type The Wire.

À l’instar du 911 de Shannon Burke, ce Six jours, qui a dû demander un travail considérable mais qui se lit sans effort aucun, est un sommet de noir réaliste. Avec ce roman aussi puissant qu’intelligent, Ryan Gattis marque assurément un nouveau jalon du genre.

Six jours (All Involved, 2015), de Ryan Gattis, Fayard (2015). Traduit de l’anglais (États-Unis) par Nicolas Richard, 432 pages.

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Le Poids de la neige est un roman de Christian Guay-Poliquin paru en mars aux éditions de l’Observatoire.

5114yklgd2lRésumé

Dans un village enseveli sous la neige, privé d’électricité et quasiment coupé du reste du monde, un homme est retrouvé mourant, victime d’un accident de la route. L’envoyer à l’hôpital n’est pas possible, pas plus qu’appeler les secours. Reste Matthias, un vieil monsieur qui accepte de l’héberger et de prendre soin de lui en échange de vivres, de bois et surtout, d’une place dans le prochain convoi qui quittera le village, dès que la route le permettra. Les deux hommes, l’un alité, l’autre à son chevet, sont tous deux prisonniers d’un hiver particulièrement rude et doivent apprendre à cohabiter.

Mon avis

Décidément, les rigueurs hivernales semblent propices à de biens beaux romans. Franck Bouysse nous a offert le multi-récompensé Grossir le ciel, mettant en scène le mutique Gus. Il y a eu le chef-d’œuvre Dans la forêt (dont on reparlera ici quand on s’en sera remis), où deux sœurs tentaient de survivre aux intempéries hiémales et, là aussi, à l’absence d’électricité et à la fonte du garde-manger inversement proportionnelle à l’accumulation de la neige. Effet boule de neige ou pas, toujours est-il que Christian Guay-Poliquin nous offre là un très beau huis-clos hivernal où les frimas, seuls, n’expliquent pas l’ambiance glaciale qui règne rapidement dans le village, y compris chez Matthias.
Après Le Fil des kilomètres qui mettait déjà en scène une panne d’électricité mystérieuse, le jeune Québécois signe seulement son second roman mais se débrouille comme un vieux briscard. La relation entre ces deux hommes, étrangers l’un pour l’autre, mais rendue nécessaire par la force des choses est passionnante. Tantôt on ne peut plus tendue, tantôt chaleureuse, elle est décrite avec subtilité. Les décors aussi blancs qu’hostiles sont brossés, là aussi, avec habileté et une certaine poésie, offrant au lecteur un dépaysement assuré. L’idée de numéroter les chapitres de manière on ne peut moins classique, en utilisant la hauteur de neige mesurée par les protagonistes, est d’ailleurs une belle trouvaille.
Difficile d’en dire plus sans dévoiler de trop l’intrigue, qui connaîtra, comme on est en droit de s’y attendre, son lot de rebondissements et de catastrophes, mais gageons qu’elle saura sans mal passionner le lecteur.

Très joliment écrit et enthousiasmant, ce roman québécois mérite assurément une belle publicité dans l’Hexagone, où l’on espère qu’il trouvera sa place sur les étals des librairies. Un huis-clos intense, le nez dans la poudreuse.

Le Poids de la neige, de Christian Guay-Poliquin, Éditions de l’Observatoire (2018), 249 pages.

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles, a-t-on coutume de dire.
Pour moi, c’est le cas, puisque j’ai fait une superbe rencontre (quasi) inespérée qui change ma vie, mais pour vous, pas forcément.
C’est pourquoi je vais tâcher de me botter le cul pour continuer à vous proposer régulièrement (peut-être pas autant qu’à une époque mais régulièrement) des articles concernant mes dernières lectures, et elles ne manquent pas (je dois avoir une bonne vingtaines de romans lus et non chroniqués, au bas mot).
Enfin bref… #3615mavie

Avec les jours qui raccourcissent et le froid qui s’installe, l’hiver est aussi la saison de la finale du Prix Polars Pourpres, comme vous le savez sans doute si vous suivez ce blog avec assiduité.

Les finalistes de la 11e édition sont désormais connus (voir ci-dessous).
Pour la petite histoire, cette année, 3 romans se sont dégagés pour le Prix Découverte, normal, mais il y avait pas moins de trois ex-aeco à la 3e place pour le Prix Polars Pourpres — soit 5 finalistes en puissance au lieu de 3 — ce qui nous a amené à organiser un imprévu second tour, qui a vu l’élimination d’Assassins de R. J. Ellory (Sonatine) et d’Une putain d’histoire de Bernard Minier (XO).

Au fur et à mesure de mes lectures, vous pourrez cliquer sur les couvertures pour avoir accès à la chronique correspondante. Pour l’instant je n’ai lu que le très beau Grossir le ciel (je vous le conseille) ainsi que le sombre mais non moins réussi L’enfer de Church Street.

Prix Polars Pourpres

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Prix Polars Pourpres Découverte

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Pour voir le palmarès dans son intégralité depuis 2005 ou avoir plus de renseignements sur le prix, vous pouvez vous rendre sur cette page. Vous pouvez aussi me poser vos questions bien sûr.

Qui succédera au palmarès du Prix Polars Pourpres à Maud Mayeras (Reflex) & Michaël Mention (Adieu demain), vainqueurs ex-aeco l’an dernier et à Terry Hayes (Je suis Pilgrim) pour le Prix Découverte ?

Réponse début mars !

Mon blog Over-blog, c’était de pire en pire.
Après les pubs intempestives quand on n’écrivait pas un nouvel article assez vite est venue la pub non souhaitée permanente. 😦
Comme d’autres avant moi, je pensais depuis un certain temps à un déménagement, d’autant que j’avais déjà fait des blogs WordPress et que ça m’allait bien.
Et maintenant donc, voilà que mon blog déconne à pleins tubes sans que je n’en connaisse la raison, et Over-blog n’a pas l’air particulièrement pressé de me filer un coup de main.
Créé en juillet 2007 (quand même !), mon blog aura duré un certain temps.
Hannibal le lecteur n’est pas mort, j’ai encore envie de vous parler de mes lectures, de polars surtout. La suite, c’est donc par ici.
Je vais d’abord publier les nouveaux articles ici (j’en ai pas mal à faire), puis, au fil de l’eau, je rapatrierai les articles existants par ici. Pour la déco, c’est pareil, ça évoluera petit-à-petit, pas de fioritures pour l’instant.
C’est donc parti pour de nouvelles aventures, bienvenue à vous dans mon nouveau chez moi, que vous me suiviez depuis longtemps ou que vous découvriez ce site maintenant. 😉

Bilan 2013

Publié: 7 janvier 2014 dans Non classé, Vie du blog
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" On fait le bilan, calmement, en s'remémorant chaque instant… "

Euh, je m'égare.
Bon, comme promis, le traditionnel bilan de mes lectures de l'année écoulée (pas forcément des choses parues en 2013, hein).
J'ai moins lu de romans que bien d'autres années. Par contre je me suis rattrapé en BD, bien que cette activité soit passé inaperçue ici. J'ai déjà a peine le temps de chroniquer les romans, alors les BD, les essais et autres… c'est chaud (certaines choses sont chroniquées sur mon blog en breton : BD, films, séries, musique…).

Allez, le petit best of 2013 donc (pour ce qui a déjà été chroniqué sur le blog, cliquez sur la couverture, sinon, vous trouverez un petit mot dans l'article).

Romans français

 

 

 

Romans étrangers


BD


 

Il était une fois en France, de Fabien Nury & Sylvain Vallée (6 tomes, chez Glénat)

Orphelin. Immigré. Ferrailleur. Milliardaire. Collabo. Résistant. Criminel pour certains, héros pour d'autres… Joseph Joanovici fut tout cela, et bien plus encore. Voici son histoire.
Une des meilleures série de BD de ces dernières années qui ravira les amateurs d'Histoire et de noir notamment. Incontournable !

Zone blanche, de Jean-C. Denis (Futuropolis)
 

Si je n'ai pas été totalement convaincu par son dessin, je ne peux que saluer l'intelligence de Jean-C. Denis dans la construction de son histoire. Le scénario est brillant et la révélation finale, exceptionnelle, n'intervient que dans les toutes dernières cases, chapeau ! Une BD polar très recommandable.

Fais péter les basses, Bruno !, de Baru (Futuropolis)

Baru parvient à construire une intrigue cohérente et réussie à partir de deux histoires n'ayant a priori rien à voir : l'arrivée en France d'un jeune footballeur africain et des braqueurs préparant un gros coup. On s'en doute, les histoires vont se croiser (habilement), et la (double) conclusion et particulièrement réussie. A découvrir.

Tous les ans c'est la même chose, faute de temps certains livres parviennent à passer entre les mailles du filet des chroniques. Et encore, j'en oublie peut-être même ici…
Ils sont passés à côté d'un vrai billet en 2013 alors voici au moins quelque mots… Certains le méritent tout particulièrement…

L'homme à la bombe, de Christian Roux (Rivages/Noir)

Larry a perdu sa famille et son emploi. Il est au bout du rouleau. Après avoir passé un nombre incalculable d'entretiens où on lui a fait comprendre qu'il était trop ceci ou pas assez cela, il décide de tenter le tout pour le tout en fabriquant une fausse bombe, sans véritablement mesurer la portée de son acte. La bombe, puis la rencontre avec Lu, et c'est le début d'une virée désespérée et d'un roman d'exception. Sombre mais aussi drôle par moments, Christian Roux signe un court texte détonant sur le chômage. Idéal pour les longues vacances subies, et malheureusement d'actualité.

The Facility, Simon Lelic (Picador, 2011, non traduit en français à l'heure actuelle)

Après son exceptionnel premier roman Rupture (voir ici), Simon Lelic revient avec une nouvelle histoire qui fait froid dans le dos. Cette-fois, nous sommes dans un futur très proche (demain), et tout tourne autour d'une espèce de prison où le gouvernement britannique enferme en secret des citoyens devenus trop gênants. Julia Priestley ne voit pas pourquoi son mari aurait disparu du jour au lendemain sans la prévenir et s'est persuadée qu'il a été enlevé. Elle va demander à Tom Clarke, un journaliste d'investigation, de l'aider à retrouver Arthur. Dans cette dystopie réussie, Simon Lelic parvient à nous montrer des lendemains terrifiants vers lesquels notre société et ses travers pourraient nous mener.
Petite fierté personnelle, je n'ai jamais lu cet auteur en français. ^^


Un voyou argentin, d'Ernesto Mallo (Rivages/Noir, 2012)

Roman noir, roman d'amour, roman sur l'Histoire de l'Argentine, roman profondément humain au personnage principal attachant. Un voyou argentin, c'est tout cela à la fois. Une belle découverte, qui donne envie de poursuivre avec l’œuvre d'Ernesto Mallo et les aventures de Perro Lascano.


La nuit de l'accident / Élisa Vix (Rouergue Noir, 2012)

Délaissant son personnage récurent (le lieutenant Sauvage), Élisa Vix nous propose un court thriller rural maîtrisé de bout en bout. Le roman, débarrassé de tout le superflu, se concentre sur l'intrigue et fait la part belle à l'action. Une construction redoutable, maintenant la tension en permanence, amène le lecteur à dévorer les pages jusqu'à un final qui secoue.


Les frères Sisters, de Patrick deWitt (Actes Sud, 2012)

Prenez deux frères secoués du bocal, faites les vivre dans le grand ouest des aventures rocambolesques. Ajoutez quelques personnages farfelus, des rebondissements improbables et une touche de grand n'importe quoi. Vous obtiendrez Les frères Sisters, un étonnant cocktail. Un western déjanté plutôt réussi, même si on a déjà vu mieux dans le même genre (l'excellent Smonk de Tom Franklin par exemple).


Cavale blanche, de Stéphane Le Carre (Kirographaires, 2012)

Un bon polar sur le thème de la fuite que le côté introspectif (plutôt atypique) achève de rendre intéressant. Un premier roman réussi, un auteur prometteur : affaire à suivre.


C.H.E.R.U.B Mission 1 : Cent jours en enfer, de Robert Muchamore (Casterman, 2008)

Des ingrédients déjà vus (l'ado orphelin qui se retrouve en foyer qui se découvre de nouvelles aptitudes, qui doit être courageux, la petite dose de romance…) mais bien agencés. Des personnages attachants, de l'action, c'est bien foutu, plutôt vraisemblable. On comprend bien pourquoi ça plait aux ados. Pour autant, l'ensemble ne fait pas trop "bébé" et peut donc être lu par un lectorat adulte sans problème (on n'est pas dans la bibliothèque rose).

A très vite pour les premières chroniques 2014, dont la première sera en fait une lecture de 2013, mais bon…

Bonne année 2014 !

Publié: 6 janvier 2014 dans Non classé, Vie du blog

En attendant de nouvelles chroniques, l'incontournable bilan de l'année écoulée, et un petit défi, je vous souhaite à tous une excellente année 2014 ! Bloavezh mat ! Que cette nouvelle année vous apporte plein de bonnes choses, dont d'excellentes lectures.

Je ne savais pas trop comment illustrer l'article mais la tempête qui m'a tenu éveillé une bonne partie de la nuit dernière m'a inspiré.
C'est pris à Ouessant par grand temps.

 

Comme promis je me colle au traditionnel bilan de fin d’année (avec un peu de retard).
D’après ce que j’ai vu sur de nombreux blogs, on a le droit à douze livres pour 2012 (je sais pas comment je ferai mon bilan en 2060 ^^). Il ne s’agit pas (que) de livres parus en 2012 mais de livres que j’ai lus en 2012.

Tout d’abord il faut savoir que c’est sans doute l’année où j’ai le moins lu depuis… très longtemps, par manque de temps essentiellement. C’est aussi pourquoi j’ai beaucoup moins écrit d’articles par ici.
Malgré cela j’ai trouvé que 2012 avait été une bonne année niveau lecture, avec très peu de titres qui ne m’ont pas plu et plusieurs qui m’ont vraiment marqué.

J’ai classé ces titres en deux parties, découverte et confirmation. Découverte ne signifie pas (nécessairement) que cet auteur est un petit nouveau mais juste que je ne l’avais pas lu avant cette année.
Ils sont ensuite (plus ou moins) classés par ordre de préférence, en partant des meilleurs.

Plutôt qu’on long discours pour chaque roman, je vais juste vous mettre les couvertures, sachant que vous avez seulement à cliquer dessus pour avoir accès à la chronique correspondante, et ceci à deux exceptions près car je n’ai pas chroniqué tout ce que j’ai lu l’an dernier (honte à moi). Je parlerai donc rapidement de Tijuana Straits et Luz ci-dessous. J’essaierai de les chroniquer comme il se doit en 2013 (sans doute après une relecture) parce qu’ils le méritent bien.

Découvertes

 

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Confirmations

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Quelques mots sur les deux romans malheureusement non chroniqués pour l’heure.

Tijuana Straits, de Kem Nunn (Sonatine)

Tijuana Straits, frontière de la Californie et du Mexique. Sam Fahey a fait des conneries dans sa vie, et connu la prison. Aujourd’hui âgé, il s’est rangé des voitures et passe son temps entre l’élevage des lombrics (!), la construction de planches de surf et les promenades sur la côte. Tout va bien pour lui. Un beau jour, lors d’une de ses balades justement, il tombe sur la plage sur une jeune Mexicaine à moitié-morte. Il la sauve, la soigne, l’accueille chez lui. Magdalena lui explique avoir fui le Mexique et une mort certaine. Fahey se prend d’affection pour elle, cherche à l’aider dans sa quête et décide de la protéger.
Un superbe roman noir, magnifiquement écrit et bouleversant qui hantera longtemps votre esprit.

Luz, de Marin Ledun (Syros/Rat noir)

Luz a 14 ans. C’est le début des grandes vacances. Elle veut avoir un portable et un maillot deux pièces. Un repas estival qui s’éternise, l’apéro qui coule à flot, et voilà Vanier (le meilleur ami de son père) qui la regarde d’une étrange façon. Il lui fait peur et Luz décide de quitter les lieux, pour ne plus le voir et aller se baigner à la rivière. Le début d’une journée cauchemardesque. On s’identifie vite au personnage de Luz, parfaitement crédible. Le cadre, rural, est bien décrit, on s’y croirait. Marin Ledun aborde avec intelligence différents sujets liés à l’adolescence (la découverte de soi, les premières amours, la difficulté des rapports familiaux…) sans jamais tomber dans le côté gnangnan. Une vraie réussite que ce court roman à lire à tout âge.

J’espère lire plein de bonnes choses en 2013 et vous souhaite la même chose !