Archives de la catégorie ‘Polar français’

Né d’aucune femme est un roman de Franck Bouysse paru hier à La Manufacture de livres.

pol_cover_31988Résumé

Gabriel, curé de son état, assiste à une curieuse confession. Une jeune femme, au demeurant assez fébrile, lui annonce qu’il sera bientôt amené à bénir le corps d’une femme à l’asile voisin. Mais surtout, elle le prie de prendre sur sa dépouille les cahiers spécialement cachés sous sa robe.
Ces cahiers, ce sont ceux de la jeune Rose. Et lorsqu’il entame sa lecture, Gabriel est choqué. Ce qui y est raconté dépasse l’entendement.

Mon avis

Un an après Glaise qui se déroulait pendant la Première Guerre mondiale, Franck Bouysse est de retour, toujours à la Manufacture de livres, avec un nouveau roman qu’on hésite à qualifier d’historique. En effet, si l’intrigue est assurément noire, elle est difficile à dater précisément, bien que tout laisse à penser qu’elle se déroule à une époque depuis longtemps révolue. Cette absence de précision, aussi bien chronologique que géographique, lui confère d’ailleurs un caractère universel.

Sans trop déflorer l’intrigue, disons seulement que Rose, aînée d’une famille paysanne de quatre filles, est vendue par son père à un maître de forge pour soulager la maisonnée qui peine à joindre les deux bouts. Âgée de quatorze ans, elle travaille alors comme bonne dans le manoir de l’homme et sous les reproches incessants de la mère de ce dernier, acariâtre au possible. Rose ne se plaint pas de son travail mais sa famille lui manque et il semble être hors de question de les revoir ou ne serait-ce que de quitter la propriété. Rose se sent oppressée et de plus en plus mal à l’aise. Comme si elle pressentait les catastrophes à venir.

D’aucuns reprocheront peut-être à l’auteur d’en rajouter dans la souffrance et l’ignominie que subissent certaines personnages. Pour autant, et malgré l’indéniable violence de certaines scènes, il subsiste toujours une part d’espoir. L’amour – sous différentes formes – est au rendez-vous.

Surtout, l’écriture de Franck Bouysse est toujours un véritable plaisir. À tel point qu’on relit certains passages et qu’on se met même à en lire à voix haute. Rose est un personnage féminin qui marquera durablement les esprits. Les autres protagonistes ne sont pas délaissés pour autant et certains personnages masculins, mélanges de force et d’impuissance, sont des plus intéressants. On suit leur destinées, tantôt par les cahiers de Rose, que retranscrit Gabriel, tantôt d’un autre point de vue.

Très attendu après les succès de ses précédents opus – à commencer par le multi-récompensé Grossir le cielFranck Bouysse confirme avec ce très bel ouvrage qu’il est assurément une des plus belles plumes du noir français du moment. Né d’aucune femme restera sans aucun doute l’un des grands romans de l’année 2019.

Né d’aucune femme, de Franck Bouysse, La Manufacture de livres (2019), 333 pages.

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Lux est un roman de Maud Mayeras paru aux éditions Anne Carrière en 2016.

pol_cover_21782Résumé

Adolescent, Antoine Harelde passe un été en Australie avec sa mère, du côté de Ceduna, petite ville de la côté sud. Il y rencontre Lark, avec qui il aime se faire peur à observer Cockie, un clochard géant à l’odeur pestilentielle. Il y a aussi Hunter, la petite sœur de son nouveau copain, qui n’a d’yeux que pour ce petit Français. Antoine découvre l’amitié, l’amour… et puis le drame. Cet été le marquera à tout jamais.
2016. Vingt ans plus tard, Antoine retourne à Ceduna. Il n’a rien oublié, encore moins pardonné, et décide de se venger à sa manière.

Mon avis

On découvrait Maud Mayeras en 2006 (ça nous rajeunit pas !) avec son premier roman Hématome, lauréat surprise du Prix Polars Pourpres, thriller redoutable qui mettait en scène une jeune femme se réveillant, complètement amnésique, après avoir été agressée et violée. Après Reflex (2013) et un second Prix Polars Pourpres (partagé avec Michaël Mention), voici donc son troisième opus.
Qui l’a déjà lue sait que la Limougeaude n’a pas son pareil pour faire tourner les pages. Les intrigues sont construites de telle façon qu’il est très difficile, sinon impossible de décrocher en cours de route. C’est toujours le cas ici, où l’on enchaîne les chapitres courts à une vitesse folle.
Aimant à torturer quelque peu ses personnages, Maud Mayeras partage ici quelques points communs avec Sandrine Collette : l’accumulation de déboires jusqu’à plus soif, le poids de la famille qu’on ne choisit pas, la puissance supérieure de la nature…
Assez curieusement, et bien qu’il ne soit absolument pas certain qu’il s’agisse d’une volonté de l’auteur, les personnages secondaires sont les plus attachants. Il y a donc Cockie, ce colosse à l’allure et à l’odeur effrayantes mais finalement bien moins monstrueux qu’il n’y paraît. Et la petite Hunter, coincée elle aussi, comme Antoine au milieu de ce drame à un âge où l’on devrait plutôt s’amuser en toute innocence. Si cela ne nuit pas véritablement à la lecture, on aurait aimé pouvoir se retrouver davantage dans le personnage d’Antoine. On peut comprendre sa soif de vengeance mais sa détermination froide le déshumanise quelque peu.
Certaines ficelles sont bien un peu grosses, l’histoire s’éparpille peut-être trop par moments, mais la machinerie redoutablement huilée et certaines révélations bien trouvées font de Lux un roman passionnant.

Avec Lux, Maud Mayeras signe un thriller de bonne facture, très efficace dans son côté page-turner mais auquel il manque un petit quelque chose pour en faire un texte mémorable.

Lux, de Maud Mayeras, Anne Carrière (2016), 252 pages.

Les Amours noires est un roman de Max Obione paru chez La Gidouille en avril dernier.

61F5AHaAm1LRésumé

Le corps d’un homme est retrouvé, flottant, dans le port du Havre, tandis que, quasiment au même moment, celui d’une femme est retrouvé à Morlaix. Dans les poches de l’homme, un ticket de stationnement morlaisien. La femme serait quant à elle peut-être originaire de la porte océane. Pour Léo Tanguy, ce chassé-croisé mortuaire n’est sans doute pas une coïncidence. Mais pour y voir plus claire, il va devoir se rendre au Havre. Ça tombe bien, c’est par là-bas que bosse Bob Mougin, son confrère normand.

Mon avis

Vingt-troisième enquête de Léo Tanguy, Les Amours noires est donc l’occasion pour le fameux cyberjournaliste breton de collaborer avec son alter ego d’outre-Couesnon. Forcément, les deux affaires sont liées et nos deux amis vont en apprendre de belles sur une famille pas si fréquentable que ça. L’enquête concoctée par Max Obione tient en haleine et nous fait suivre la piste, entre autres, d’une crêpière bien connue de la communauté bretonne du Havre, d’un exportateur de légumes et d’un bibliophile averti, fin connaisseur des œuvres de Tristan Corbière, le célèbre poète morlaisien.

Certains éléments sont peut-être un brin tirés par les cheveux mais on pardonne facilement ces ficelles parfois un peu grosses tant la langue, familière sans être vulgaire, est truculente. À en croire certains spécialistes, on peut vivre dans n’importe quelle langue pourvu qu’on en connaisse environ 400 mots. Max Obione en maîtrise bien plus et c’est un vrai plaisir que de se plonger dans cette langue tout à la fois riche et populaire.

Faire bombance de vocabulaire tout en lisant un intéressant polar, ce n’est pas donné tous les jours. Saluons alors ce court roman sans prétention qui parvient néanmoins à faire passer un excellent moment de lecture… et à nous apprendre quelques mots.

Les Amours noires, de Max Obione, La Gidouille (2018), 248 pages.

20 manières de se débarrasser des limaces est un roman de Jan Thirion paru chez Lajouanie en 2014.

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Dans les Landes, Sami, qui rêverait être « écrivain du Montana », passe un concours pour tenter d’intégrer les rangs de l’armée comme reporter de guerre. Il a la manie de tout enregistrer, à commencer par les déblatérations de son père, désormais sénile, grand spécialiste de l’éradication des limaces et autres nuisibles.
Non loin de là, des membres d’ETA n’ayant pas rendu les armes abattent deux policiers et enlèvent une fillette devant son école.
À Paris, le Président juge le moment idéal pour enfin lancer une opération secrète mûrie depuis longtemps. L’un de ses collaborateurs en sait trop sur ses combines et, à l’approche des élections, le timing semble parfait pour éliminer discrètement ce haut gradé devenu gênant.

Mon avis

Disparu trop tôt en 2016 après avoir longtemps lutté contre la maladie, Jan Thirion proposait ce texte chez Lajouanie en 2014. Roman choral, 20 manières de se débarrasser des limaces peut sembler décousu dans un premier temps. On peine à voir où l’auteur veut en venir mais heureusement, la verve du Toulousain est assez truculente. C’est qu’il faut installer ces nombreux personnages très différents les uns des autres. Pour autant, et en partie grâce à l’humour, on ne peut pas véritablement parler de longueurs. Pour exemple ce dialogue absurde où le Président de la république française appelle sa femme lors d’une réunion importante pour savoir si l’on dit « mixer » ou « mixeur ».

Dans un second temps, Jan Thirion fait se télescoper tout ce joyeux monde pour le plus grand plaisir du lecteur qui ne peut être qu’admiratif devant l’aisance avec laquelle il semble opérer. Comme un cycliste lancé à pleine vitesse qui, en roue libre et à grande vitesse, prendrait des virages prononcés sans les mains.
Ça complote, ça se terre, ça s’aime, ça s’entretue, ça prépare une quasi-apocalypse… et on en redemande.

« Lui, il a lu un bon bouquin, la drôle d’histoire d’un type au Canada qui vit isolé dans les bois, mais dont le chalet est rempli de livres. Un jour, on abat son chien. Il se venge en tuant les chasseurs qui s’aventurent sur ses terres, tout en s’adressant à eux en leur parlant en vieil anglais avec des mots appris à la lecture des œuvres de Shakespeare. » *

Bien que lent au démarrage, 20 manières de se débarrasser des limaces est un roman finalement réussi et souvent drôle qui donne envie de se pencher plus avant sur l’œuvre de Jan Thirion. D’autant plus que les nombreuses références disséminées çà et là par l’auteur ne sont pas déplaisantes.

20 manières de se débarrasser des limaces, de Jan Thirion, Lajouanie (2014), 360 pages.


*Si vous n’avez pas reconnu l’oeuvre en question, c’est que vous ne l’avez pas lue. Et si vous ne l’avez pas lue, c’est une grave erreur. Mais il n’est pas trop tard. Cette tuerie, c’est Julius Winsome, de Gerard Donovan et c’est à lire ABSOLUMENT !

Deux femmes, de Denis Soula, est paru en octobre aux éditions Joëlle Losfeld.

51hqjxfu5elRésumé

Une mère de famille vient de perdre sa fille cadette, emportée par la maladie. Avec l’aînée, elles essaient tant bien que mal de continuer à vivre, de surmonter l’absence et cette souffrance indicible.
Parallèlement, une quinquagénaire à l’allure inoffensive fait en vérité partie des services secrets français depuis l’élection de François Mitterand. Mieux, elle est l’une des tireuses d’élite les plus redoutables encore en activité. Celle à qui on fait appel pour les missions les plus délicates, lesquelles consistent bien souvent en l’élimination de personnes jugées nuisibles au plus haut niveau de l’État.

Mon avis

Si la tension dramatique est présente dans ce court roman, surtout dans sa seconde partie, il vaut surtout pour le portrait de ces deux femmes – presque trois si l’on compte la sœur de la jeune défunte. Denis Soula nous plonge avec une extrême justesse dans l’intimité de ces femmes au parcours de vie chaotique et hors du commun. La première doit survivre à ce qui peut sans doute arriver de pire à une mère : la perte d’un enfant. La seconde, première femme embauchée à ce niveau de l’organigramme des services secrets compose avec une vie pour le moins faite de contraintes : voyages éreintants, changements d’identité et de logement incessants, impossibilité de nouer des relations amicales ou affectives durables… Après un drame personnel, elle aussi a dû faire un deuil : celui d’une vie normale à laquelle elle ne peut plus aspirer.

Si le final est pour le moins explosif, la première partie du roman prend le temps d’installer les personnages, et Denis Soula, tout homme qu’il est, parvient avec pudeur à donner à voir ces femmes dans ce qu’elles vivent de plus personnel.
En y repensant une fois le livre refermé, tout au plus pourra-t-on trouver un tantinet exagérée l’accumulation de déboires qui arrive aux protagonistes.

Bien que très court – 110 pages en petit format – Deux femmes est une véritable réussite, et l’écriture de Denis Soula, qu’on lit avec grand plaisir, donne sacrément envie de s’intéresser aux précédents romans de l’auteur, parus là aussi chez Joëlle Losfeld. En attendant les suivants…

Deux femmes, de Denis Soula, Joëlle Losfeld (2018), 110 pages.

Rade amère, paru en avril aux éditions du Rouergue, est le premier roman de Ronan Gouézec.

9782812615023Résumé

Caroff vit dans une caravane avec sa femme et sa fille. Depuis le drame, la petite famille est restée unie mais doit vivre de peu et subir le regard mauvais des gens. Même ceux qui les connaissaient bien les fuient désormais comme la peste. L’erreur de Caroff : avoir conduit l’un de ses jeunes matelots à la mort, autant par malchance que par négligence. Depuis, l’ex patron-pêcheur erre à terre, désœuvré et s’en voulant énormément. Lorsqu’on lui propose une bien curieuse façon – pas vraiment honnête il faut dire – de reprendre le large, il accepte. Pour faire vivre les siens plus décemment.
Jos Brieuc a vu sa femme partir. Il a eu du mal à ne pas sombrer mais ça y est, il reprend le dessus et consacre toute son énergie à un nouveau projet. Il lance son entreprise de taxi maritime : amener des particuliers de port en port.

Mon avis

Rade amère est le premier roman de Ronan Gouézec dont l’éditeur nous dit sobrement qu’il est finistérien et pratique le vagabondage côtier et littéraire, ce qui n’aurait pas été trop difficile à deviner tant il excelle à donner à voir sa région et le monde maritime. S’il n’est pas marin, l’auteur s’est a minima bien documenté, notamment au niveau des termes usités, sans que les passages se déroulant sur l’eau soit trop obscurs pour le béotien pour autant. Certains passages sont magnifiquement écrits, notamment la virée de Jos et de René, un ancien dont les jours sont comptés en raison d’un cancer, sur l’île de Sein.

On suit alternativement Caroff et Jos, avec autant d’intérêt bien que l’aspect « criminel » concerne uniquement le premier, et il n’est pas très sorcier d’imaginer que leurs destinées vont être amenées à s’entrechoquer à un moment donné.
La relation entre Caroff et les deux jeunes lascars que le commanditaire lui met dans les pattes, autant pour l’aider que pour le surveiller est intéressante, surtout dans son évolution. Ronan Gouézec utilise tout d’abord certains clichés, seulement pour mieux les mettre à mal ensuite. Le lien vite affectueux puis quasi filial entre Jos et René est émouvant et joliment donné à voir. La combine illégale et maritime à laquelle participe Caroff – et dont nous ne dirons rien de plus ici – est aussi simple que retorse, à tel point qu’on se demande si elle a déjà été véritablement mise en pratique ou si l’auteur l’a inventée pour les besoins du roman… au risque de donner des idées ?

Le suspense n’est pas le maître-mot de ce joli roman noir mais la tension est néanmoins présente et Ronan Gouézec nous offre quelques rebondissements amenant rapidement le lecteur vers un final inévitable et détonant. Un premier roman réussi et loin d’être bateau qui donne envie d’en lire d’autres.

Rade amère, de Ronan Gouézec, Rouergue/Noir (2018), 208 pages.

Comme de longs échos est un roman d’Elena Piacentini paru en Fleuve Noir en août 2017.

517zp5wkkplRésumé

Aujourd’hui est un jour important pour Vincent Dussart. Il vient voir sa femme avec l’idée de la faire revenir à lui, elle qui a décidé qu’il lui fallait faire un break. Il a préparé ses arguments et s’apprête à lui proposer un voyage. Oui mais voilà, il la retrouve assassinée. Et aucune trace de leur bébé, si ce n’est quelques gouttes de sang qui pourraient être les siennes.
La police arrive sur place et trouve Vincent en état de choc. Lazaret et ses hommes le savent bien, dans ce genre de drame, le coupable est souvent un proche. De là à soupçonner le mari, il n’y a qu’un pas. Surtout lorsque celui-ci semble avoir des choses à cacher…

Mon avis

On connaît Elena Piacentini depuis quelques années grâce à des romans réussis comme Le Cimetière des chimères ou Des forêts et des âmes parus chez Au-delà du raisonnable. Certains la connaissent même depuis les premières enquêtes de Pierre-Arsène Leoni, parues chez Ravet-Anceau il y a déjà une dizaine d’années. C’est au Fleuve qu’officie la Lilloise d’origine corse cette fois-ci, et elle abandonne pour l’occasion son personnage fétiche.

« Lazaret frissonne, il reboutonne son manteau au moment où Mathilde se retourne. Ils échangent un léger signe des doigts, se sourient.
Leurs cœurs anorexiques se nourrissent de miettes. »

Dans cet opus, inspiré par un fait divers réel, nous suivons une petite équipe de policiers de la DIPJ de Lille, parmi lesquels le chef de groupe Lazaret et la jeune capitaine Mathilde Sénéchal. Les protagonistes ne sont pas extraordinaires, dans tous les sens du terme, mais là où certains en font trop, Elena Piacentini fait dans la sobriété et ce n’est pas forcément plus mal. Les personnages et les situations sont crédibles et parviennent finalement à toucher le lecteur tout en simplicité. À commencer par Sénéchal, jeune policière à la fois pugnace et sensible, qui présente à la fois des points communs et des différences avec Leoni.

« Il fallait donc une fin.
Il fallait bien une fin, n’est-ce pas ?
De cette échéance, j’ai tardé à voir les signes. La mollesse de ta main dans la mienne, cette fatigue dans ton regard… Tous ces indices, je les ai ratés parce que j’étais trop occupé à t’aimer. J’avais espéré que notre permission serait plus longue. La vie, cette putain qui abrase et corrompt, nous avait rattrapés. »

L’intrigue connaît d’intéressants revirements, d’autant qu’un ancien policier contacte les enquêteurs lillois pour signaler une affaire non résolue sur laquelle il a travaillé à l’époque et qui connaît des similitudes pour le moins troublantes avec celle qui les occupe aujourd’hui. Il faut faire vite, car le fils de la victime, âgé de quelques mois, est peut-être encore en vie.

Sans être sa plus grande réussite, Comme de longs échos est un très honnête suspense, écrit avec sobriété par Elena Piacentini, qui introduit là de nouveaux personnages qu’on sera sans doute amenés à revoir prochainement.

Comme de longs échos, d’Elena Piacentini Fleuve/Noir (2017), 288 pages.