Articles Tagués ‘Albin Michel’

Underground Railroad est un roman de Colson Whitehead paru chez Albin Michel en août 2017 dans une traduction de Serge Chauvin.
Il a reçu le Prix Pulitzer l’an dernier.
J’ai pour ma part écouté ce texte, chez Audiolib, lu par la comédienne Aïssa Maïga.

236762464x-01-_sclzzzzzzz_Résumé

Géorgie, avant la Guerre de Sécession.
Cora est une jeune esclave qui n’a jamais connu la liberté. Et pour cause, elle est née à la plantation Randall. Sa mère Mabel, elle-même fille d’esclave, s’est enfuie lorsque Cora avait dix ans, la laissant sans famille, livrée à elle-même. Débrouillarde et forte, la jeune fille est une travailleuse efficace et sans histoires. Un jour, un garçon de son âge, Caesar, lui propose de faire la belle. Face aux dangers que cela comporte, Cora décline l’offre du jeune homme. Avant de se raviser.

Mon avis

Sixième roman de Colson Whitehead, Underground Railroad est un texte très puissant et quasi exempt de défauts. Tout au plus pourra-t-on s’étonner de la chance de Cora sur son parcours vers la liberté et des concours de circonstances favorables dont elle bénéficie, eu égard à cruelle réalité des fugues d’esclaves alors. Si la plupart des fugitifs mourraient rapidement dans la nature (faim, froid, maladie, bêtes sauvages…) ou était rattrapés par des chasseurs d’esclaves, puis pendus publiquement, pour faire passer l’envie aux autres de prendre la poudre d’escampette, quelques uns, une infime proportion, s’en sortait. Dont Cora donc. Et le roman n’aurait évidemment pas été possible si l’héroïne mourrait tout de suite.
L’Underground Railroad, c’est donc ce réseau clandestin qui aurait permis à environ 100 000 esclaves de fuir les plantations du sud des États-Unis pour trouver refuge au Nord de la ligne Mason-Dixon (ligne de démarcation entre les États abolitionnistes du Nord et les États esclavagistes du Sud) et jusqu’au Canada. En vérité, seule une portion était une véritable voie ferrée, le reste étant plus un réseau d’entraide des fugitifs par des abolitionnistes ou sympathisants à la cause de l’émancipation des esclaves. Comme il est montré dans le roman, ceux-ci risquaient très gros dans certains États, ou toute personne hébergeant un esclave en fuite risquait la pendaison sans autre forme de procès.
L’auteur met habilement en scène, autour de Cora, toute une galerie de personnages divers et variés : chef de gare du chemin de fer clandestin, chef de la plantation, personnes accueillant des fugitifs, chasseurs d’esclaves aux dents longues, etc.
Sans jamais s’immiscer lui-même dans le récit, Colson Whitehead donne à voir, à travers les opinions très diverses de ses protagonistes toutes les tensions et les différents points de vue, parfois extrêmement opposés et vigoureux, qui agitait alors la société actuelle autour de la question noire et de l’esclavage, sans doute le sujet le plus épineux du moment. Certaines mentalités, parmi les suprématistes blancs notamment, passant alors pour normales à l’époque, font d’ailleurs sinistrement froid dans le dos aujourd’hui.

Passionnant du début à la fin, très documenté mais jamais par trop didactique, Underground Railroad est un excellent roman qui devrait ravir les amateurs d’Histoire et de romans d’aventure.

Underground Railroad (The Underground Railroad, 2016), de Colson Whitehead, Albin Michel/Terres d’Amérique (2017). Traduit de l’anglais (États-Unis) par Serge Chauvin, 416 pages.
En livre audio chez Audiolib (2017), lu par Aïssa Maiga, 10h45.

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Froid mortel (Sankta Psyko) est le quatrième roman du Suédois Johan Theorin.

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Résumé


Valla, Suède.

Jan Hauger est embauché à La Clairière, une « maternelle » (il ne faut plus dire crèche) couplée à un centre de détention psychiatrique et destinée à accueillir les têtes blondes des patients internés. Les employés du jardin d’enfants n’ont pas le droit d’accéder à l’hôpital, et inversement, les bambins passant par une espèce de sas pour aller d’un bâtiment à l’autre visiter leur parent enfermé.
D’étranges choses se passent de l’autre côté et Jan Hauger est bien décidé à en savoir plus. Mais attention, la curiosité est un vilain défaut…

Mon avis


On commençait à bien connaître Johan Theorin pour sa série de romans consacrés à l’île d’Öland et mettant en scène, comme en fil rouge, le vieux Gerlof Davidsson. L’heure trouble, L’écho des morts et Le sang des pierres, trois petits bijoux de roman d’atmosphère embarquant illico le lecteur dans les brumes de la campagne scandinave, avaient fait forte impression.

Bien que Froid mortel se déroule aussi en Suède, changement radical d’ambiance. Le dossier de presse parle d’un « thriller sombre et machiavélique » et évoque Shutter Island et Vol au-dessus d’un nid de coucou. Forcément, avec de telles références, une attente se crée. Si l’on ne peut que saluer la volonté de l’auteur de sortir, pour une fois, de son cadre habituel, la déception est au rendez-vous.

Même avec beaucoup de bonne volonté, bien difficile de s’attacher au personnage de Jan, aussi charismatique qu’une huître morte. L’un des principes du thriller étant de faire « frissonner » le lecteur de concert avec le protagoniste, c’est déjà mal parti. Bien qu’on en apprend peu à peu sur le (trouble) passé de Jan et sur ses motivations (pas forcément toujours très avouables), le livre met de plus beaucoup de temps à s’installer. L’auteur a lu/vu des thrillers à l’américaine, cela se sent. Il essaie de reproduire le modèle – un serial killer par-ci, une lampe-torche qui s’éteint au mauvais moment faute de piles par-là – mais la sauce ne prend pas vraiment. Le suspense n’est que relatif et il faut attendre le dernier tiers du livre pour commencer à s’intéresser au sort des personnages.

Malgré quelques rebondissements bienvenus, le dénouement, en demi-teinte, achève de laisser le lecteur sur sa faim. On retiendra quand même certaines réflexions intéressantes, sur la solitude par exemple, et quelques beaux passages – Theorin a une vraie plume, c’est indéniable.

Beaucoup d’attente au départ, et une réelle déception à l’arrivée pour ce nouveau Johan Theorin. Après cette tentative de thriller psychologique guère convaincante, espérons que le Suédois revienne à ce qu’il sait faire de mieux : les romans d’atmosphère se déroulant sur l’île d’Öland (ou pas d’ailleurs). Rendez-nous Gerlof !



Froid mortel
(Sankta Psyko, 2011), de Johan Theorin, Albin Michel (2013). Traduit du suédois par Rémi Cassaigne, 448 pages.

C’est avec effroi que j’ai vu que je n’avais rien écrit ici depuis un mois. Horreur ! Que le temps passe vite ! Mais non… ce blog n’est pas encore mort et enterré !
Difficile de s’enfermer pour écrire par ce beau temps qui incite plus à aller bouquiner, tranquillement allongé dans l’herbe ou sur la plage (je ne m’en suis pas privé d’ailleurs).
Il doit bien y avoir une dizaine de romans lus ces dernières semaines qui attendent que je les chronique, sans même parler des BD et des films (là par contre, j’abandonne pour l’instant je pense, enfin, on verra bien). Du coup, pour recommencer, j’ai choisi un roman dont je voulais vraiment parler car il s’agit d’un gros coup de cœur.

Les fantômes du delta, ayant pour cadre le Nigéria, est le second roman d’Aurélien Molas après  La onzième plaie (Prix Polars Pourpres découverte 2010, entre autres).

https://i2.wp.com/polars.pourpres.net/img/uploads/aurelien.jpgRésumé

Nigéria, août 2003

Le père David, homme d’église et marxiste convaincu, œuvre depuis des années au service des plus pauvres aux quatre coins de l’Afrique. Il dirige l’orphelinat d’Owerri lorsqu’une nuit de tempête, arrive une jeune femme. Le missionnaire s’attendait à tout sauf à ce qu’elle lui annonce. La nouvelle va définitivement bouleverser son existence.

Nigéria, juin 2006

Benjamin Dufrais et Jacques Rougée, deux médecins MSF français, se rendent dans un orphelinat pour une mission de routine. Alors qu’ils commencent à interroger le personnel et à observer l’état de santé des enfants, une fusillade explose. Le début de leur cauchemar…

Mon avis

Souvenez-vous, j’avais déjà beaucoup aimé  La onzième plaie, le premier roman d’Aurélien Molas, paru en 2010. Je n’avais d’ailleurs pas été le seul, puisqu’il avait récolté une belle moisson de prix littéraires dont le Prix Polars Pourpres Découverte.

J’attendais donc avec impatience ce nouveau roman et le moins qu’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçu du résultat.
 La onzième plaie qui, s’il fallait le classer tenait plutôt du thriller malgré une noirceur bien présente, avait beaucoup de qualités et laissait déjà entrevoir le potentiel de l’auteur.

Avec Les fantômes du delta, roman bien plus ambitieux, Aurélien Molas est parvenu à exprimer d’avantage son talent. D’avantage, mais aussi différemment, car ce texte tend sans doute plus vers le roman noir avec son côté engagé et torturé, bien qu’il ne délaisse pas pour autant certains ingrédients habituels du thriller (un fort suspense, plusieurs récits s’entrelaçant, des chapitres courts qui rendent le récit plus dynamique…).

« À mes yeux, le Nigéria représente le monde tel qu’il est aujourd’hui : guerre des religions, guerre du pétrole, destruction de l’environnement, disparités sociales, corruption, etc. Tout ce qui pose problème dans ce monde capitaliste est concentré au Nigéria. Alors, si j’abandonne le combat ici, j’abandonne mon combat contre ce que devient le monde. Soyez-en certains : je lutterai jusqu’à la fin. »

Si Les fantômes du delta dépasse les 500 pages, jamais je ne me suis ennuyé. On est happé rapidement par les histoires qui nous sont données à voir et surtout, les personnages sont assez forts pour qu’on n’ait à aucun moment envie de les abandonner.

La principale qualité de ce texte est sans doute sa galerie de personnages, profonds et mieux décrits les uns que les autres. Pas de supérhéros. Juste des humains, avec leurs idéaux et leurs faiblesses, certains étant prêts à aller jusqu’au bout pour défendre leurs convictions. Le lecteur rencontrera au gré des pages de nombreux protagonistes, qui pour certains resteront longtemps ancrés dans sa mémoire.

« Elle étala la carte. Cochées en rouge, les missions menées par MSF, éparpillées sur l’immensité du territoire. En bleu, celles des autres associations humanitaires.
Sud Niger, Congo ouest, Soudan sud-est, Rwanda, Somalie…, la liste n’en finissait pas.

Comme des aiguilles d’acupuncteur censées soulager la douleur d’une anatomie malade, toutes ces missions étaient implantées sur le continent en des points névralgiques. Mais reporté à l’échelle de la population, huit cent millions d’individus, la jeune infirmière perçut avec une acuité inquiète l’étendue du combat à mener. »

Parmi les principaux, citons Benjamin Dufrais, Jacques Rougée et Megan Clifford, des humanitaires au grand cœur, disposés à bien des sacrifices pour essayer de lutter à leur échelle contre la misère de l’Afrique, tout comme le Père David qui y a consacré une grande partie de sa vie.
Mentionnons aussi les guérilleros du MEND (le Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger), Umaru Atocha, l’albinos ; Henry Okah, l’ex-trafiquant d’armes ; Yaru Aduasanbi, l’intellectuel passé à l’action, tous prêts à donner leur vie pour le mouvement, qui souhaite rendre aux Nigérians les terres dont ils ont été privées abusivement et sans ménagement par les multinationales du pétrole.

« – Tu sais, doc’ , je suis Ijaw, soupira-t-il, c’est mon ethnie, les racines de ma famille… […] Mon père était paysan dans le delta du Niger et, un jour, des hommes d’une compagnie pétrolière sont venus, et ils lui ont dit qu’il fallait qu’il parte, que les terres qu’il cultivait n’étaient plus les siennes, ces terres où il avait enterré ses parents… Le gouvernement lui a dit que les actes de propriété étaient des faux et que s’il ne partait pas il irait en prison… Pour mon père, ça a été trop dur, il est mort deux mois après. Avec ma mère et mes frères, on est partis, on a tout quitté… Ma mère a pas survécu au voyage, ni mon plus jeune frère… c’est pour ça qu’on m’a mis à l’orphelinat. »

Mais le personnage principal du roman, lui aussi excellemment décrit, jusqu’à ses paysages, est sans aucun doute le Nigéria, pays le plus peuplé d’Afrique (plus de 160 millions d’âmes, soit un sixième de la population africaine), dans lequel on retrouve pour ainsi dire tous les problèmes du continent. Malnutrition, misère, conflits religieux, rébellion armée, SIDA, spoliations en tous genres, etc. Rien n’est épargné au pays de Fela Kuti, l’un des plus grands musiciens africains, dont il est d’ailleurs un peu question dans le roman.

« – La République de Kalakuta, c’est comme ça que s’appelait la maison de Fela Kuti. Tu sais au moins qui c’est Fela ? (Voyant l’air interrogateur de Megan, elle secoua la tête.) Merde, vous les enfarinés, z’êtes impayables, vous venez ici et vous c’naissez rien à ce pays. Fela Kuti, c’est le plus grand chanteur de tous les temps. Il s’est battu cont’ la dictature, il est même allé en prison pour ça. Un jour, pour faire chier le gouvernement, Fela, il a mis des murs autour de son jardin et il a appelé sa maison : République de Kalakuta. Il vivait là avec sa famille et ses amis. Et c’est là que mon homme il a grandi. Fela lui a même appris à jouer du saxo. (Son regard se durcit.) Et puis les soldats sont venus, ils étaient mille, t’imagines ? Mille soldats et ils ont tout brûlé, ils ont violé et frappé les femmes, même la mère de Fela, ils l’ont tuée. Tout ça parce que Fela chantait ce que tout le monde pensait tout bas… »

Si je ne me suis pas ennuyé à lire Les fantômes du delta, c’est aussi parce que l’écriture d’Aurélien Molas ne s’y prête pas. Les chapitres sont courts, le suspense constant, l’action bien présente. Elle est même très visuelle et les scènes d’action, très réussies, sont décrites de telle façon qu’on se croirait parfois au cinéma.

Au final, j’ai trouvé ce roman brillant et particulièrement abouti. Vous l’aurez compris, Les fantômes du delta est un véritable coup de cœur. Si vous n’avez pas encore lu Aurélien Molas, je vous incite fortement à le découvrir. Vous m’en direz des nouvelles.


Les fantômes du delta, d’Aurélien Molas, Albin Michel (2012), 515 pages.

Journal d’Hirondelle est le cru 2006 d’Amélie Nothomb.

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La quatrième de couverture nous dit simplement :

C’est une histoire d’amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou.

Le narrateur, un homme apparemment sans histoires, coursier de son état, perd quasi totalement l’usage de ses cinq sens après une déconvenue sentimentale. N’arrivant plus à éprouver de sensations (ni bonnes, ni mauvaises, d’ailleurs), il cherche de l’action, et se laisse facilement convaincre de devenir tueur à gages.

Mon avis

Lu en 1h05. L’histoire, le style, m’ont entraînés, comme savent souvent le faire les romans d’Amélie Nothomb. Ne sachant pas trop ce que pourrait devenir le narrateur, j’ai tourné les pages pour suivre ses aventures. Le livre se lit très bien, le style est vraiment agréable. L’humour comme dans la plupart des romans d’Amélie Nothomb est assez présent. J’ai aimé, mais ce n’est pas mon Nothomb préféré.

Journal d’Hirondelle, d’Amélie Nothomb, Albin Michel (2006), 144 pages.

Impasse et rouge est une BD de Séra, montrant certains aspects de la guerre au Cambodge (1971-1976), avec les Khmers Rouges.
Séra est un dessinateur/scénariste de BD français né au Cambodge. Il a vécu une partie de ces événements durant son enfance. Il a écrit de nombreuses BD sur son pays natal, qu’il défend avec ferveur, mais il a aussi fait d’autres BD (une série sur Dracula notamment).2226136401-01-_sclzzzzzzz_Résumé

Mai 1970 : aux environs de la ville de Takéo. Le roi Sihanouk vient d’être renversé par les militaires. Snoul n’est encore qu’un jeune villageois, il suit l’enseignement des moines à la pagode mais déjà une haine incontrôlée le pousse à martyriser le jeune Ky parce qu’il est Vietnamien.

Mon avis

Très peu de dialogues (il n’y en a pas besoin), des dessins magnifiques et saisissants, Séra réalise ici une BD magnifique.
L’histoire de Snouk,  inspirée par la vie d’un personnage réel (un ami du père de l’auteur) se mêle le temps d’une BD à l’Histoire avec un grand « H », celle du Cambodge au moment de l’arrivée des Khmers rouges. L’histoire commence en Mai 1970 et se termine en avril 1975 avec l’entrée des communistes dans la ville de Phnom Penh (ville natale de l’auteur rappelons-le). La BD en elle-même est précédée d’une explication par Séra sur le pourquoi de ce livre et est suivie d’un dossier, avec chronologie des événements historiques et cartes de l’époque.
Pour quelqu’un  qui comme moi aime l’Histoire, cette BD, en plus d’être d’un esthétique plaisante est très intéressante.

Impasse et rouge, de Séra (scénario et dessin), Albin Michel (2003), 85 pages.

Corpus Christine est le tout premier roman de Max Monnehay, jeune auteur de 25 ans.
Elle a fait fort pour son coup d’essai, son roman obtenant le Prix du Premier Roman 2006.

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Un homme vit en position horizontale, séquestré et affamé dans son propre appartement par sa femme. Il décrit son martyre, la longue horreur des jours passés à tenter de se nourrir : il rampe, se suspend, glisse. Elle, obèse, distille l’agonie, lui supprimant toute possibilité d’attenter à ses jours. Puis, elle disparaît totalement et la haine qui alimentait le famélique époux se mue en une docilité d’animal domestique qui attend sa pitance. Enfin elle revient et change de stratégie pour réveiller en lui une cruauté assoupie. Le squelettique reprend goût à la vie par le seul sentiment qu’il lui reste, le désir de meurtre.

Mon avis

Ce roman est agréable à lire mais sans plus. Je ne sais pas trop ce qu’on (les critiques littéraires) lui trouve. Certains disent de ce livre qu’il est « nothombien » entendez par-là qu’il ressemble à ce que fait Amélie Nothomb, ce qui n’est (à mon avis) pas forcément un gage de qualité. L’histoire est intéressante au début, puis je trouve que ça devient lassant à peine arrivé à la moitié. Ce livre ne me laissera pas un souvenir impérissable en tous les cas.

Corpus Christine, de Max Monnehay, Albin Michel (2006), 234 pages.