Articles Tagués ‘Au Diable Vauvert’

Plaqué or est un roman de Nora Hamdi paru au Diable Vauvert en 2005.

9782846260800Résumé

Seloula est actrice. Enfin, quand elle trouve du boulot. La plupart du temps, elle est plutôt désœuvrée. Hédi est un saxophoniste de jazz talentueux, passé par toutes les étapes du Conservatoire, et qui s’apprête, avec sa chère et tendre, à sortir son premier album. Séparés très jeunes par les aléas de la vie, ces deux enfants d’immigrés cherchent encore leur place dans la société.

Mon avis

Si je choisis souvent mes lectures en fonction de mes goûts et de critères tels que les auteurs, les collections, les éditeurs, les traducteurs… ou encore suite à des conseils, il m’arrive aussi parfois (c’est ma nature curieuse) de tenter un coup, au petit bonheur la chance. Ici, la couverture et le titre ont quelque peu attirés mon regard. J’ai parcouru la quatrième de couverture. Un roman qui traite d’immigration et de recherche d’identité écrit par une jeune femme née à Argenteuil dans une famille d’origine Algérienne, pourquoi pas… Ça pouvait m’intéresser, sur le papier.

Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il y a tromperie sur la marchandise mais le récit correspond très peu à ce que j’attendais et ce fut une déception totale. La vie parisienne de musiciens d’un côté, la vie bourgeoise d’une actrice de l’autre, ses vacances à la Rochelle avec ses « amis » bien comme il faut, ses caprices de midinette, des amourettes qui nous laisse complètement indifférent. Rien ne m’a passionné dans ce roman qui m’a fait me poser deux questions : Pourquoi écrire ça ? Et surtout, pourquoi l’éditer ? Sans doute suis-je passé complètement à côté de l’intérêt du livre. J’ai seulement apprécié quelques passages sur la musique et la relation entre Hédi et son père adoptif Aberkan autour de leur passion commune pour la musique et un instrument en particulier : le saxophone.

Ce roman n’est sans doute pas « mauvais » mais disons que je n’ai eu quasiment aucune affinité avec les personnages dont les vies m’ont laissé de marbre. Ça ne m’arrive pas souvent mais pour une fois, j’étais content de finir un livre pour passer à autre chose. Je l’ai fini ceci dit, ce que je n’aurais sans doute pas fait s’il avait été mal écrit ou s’il avait fait quelques centaines de pages de plus.
Un raté total pour ma part donc, mais je serais curieux de lire l’avis de quelqu’un qui a apprécié.

Plaqué or, de Nora Hamdi, Au Diable Vauvert (2005), 252 pages.

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Porteurs d’âmes est un roman de Pierre Bordage, grand auteur de science-fiction français.
Ce roman est vraiment difficile à classer, tant il emprunte à de nombreux genres : polar, science-fiction, roman d’amour…

Ce roman fait partie de la sélection automnale du Prix SNCF du Polar 2007 dans la catégorie Polars français.

9782846261333Résumé

Léonie, achetée enfant au Liberia, séquestrée, prostituée, s’enfuit à vingt ans de son enfer pour se retrouver clandestine et sans papiers dans les rues de Paris. Edmé, inspecteur désenchanté à la Crim’, déprimé par tes violences, la misère et le cynisme qu’il côtoie chaque jour, découvre un étrange charnier dans la Marne. Cyrian, fils de famille en mal de raisons de vivre, se prête à un voyage expérimental d’un genre nouveau, pour trouver le frisson de l’extrême : le transfert de l’âme dans un corps d’emprunt. Leur point commun ? Tous trois sont porteurs d’âmes, comme tous les êtres humains. Mais parfois les âmes ne sont pas où elles devraient être…

Mon avis

Excellente lecture que je vous conseille vivement.

Un petit mot tout d’abord sur le découpage du livre. L’alternance des personnages tous les chapitres, parfois lourde, voire énervante dans certains romans, me paraît ici justifiée et réussie, avec à chaque fois LA petite phrase finale (à la Chattam, je dirais) qui donnerait presque envie de sauter les deux autres chapitres pour savoir ce qui suit directement.

L’écriture est agréable et très fluide.
Les personnages principaux sont tous très attachants.
Pas de temps mort : le roman a beau être épais – quelque 500 pages – on ne s’ennuie pas une seule seconde.
J’ai particulièrement apprécié l’aspect sociétal du roman, avec une mention spéciale pour les petits éléments de la vie courante – dans ce futur proche créé par Bordage – qui sont parfois croustillants, et plausibles (nouvelles limitations de vitesse, conflits au Moyen-Orient, …).

Seul bémol : quelques éléments par trop prévisibles (à mon avis).

Porteurs d’âmes, de Pierre Bordage, Au Diable Vauvert (2007), 501 pages.

Le dernier testament est le troisième roman de Philip Le Roy, et le premier mettant en scène le personnage de Nathan Love, que l’on retrouve notamment dans La dernière arme (voir ici).
Ce polar, initialement publié au Diable Vauvert, a reçu le Grand Prix de Littérature Policière en 2005.2846260753-08-lzzzzzzzRésumé

Judée, en 70 après J.-C.: Yehoshua Ben Yossef enterre son testament.
Fairbanks, de nos jours: une équipe de scientifiques, travaillant sur le mystérieux projet Lazare, est massacrée dans un laboratoire clandestin de recherche clinique. Parmi les victimes, deux pris nobel de médecine, un agent du FBI et un cobaye humain dont l’autopsie révèle qu’il était déjà mort. Bientôt des créatures monstrueuses rôdent par moins quarante autour de la ville… Le FBI rappelle alors Nathan Love, crack du profiling rompu aux arts martiaux et adepte du zen, qui vit reclus depuis le meurtre de sa femme.
Faisant équipe avec une Esquimaude, Nathan va enquêter sur une série de meurtres de plus en plus violents de l’Alaska à la Californie, de l’Europe aux Philippines et des plus hautes officines secrètes du pouvoir américain jusqu’au Vatican… pour lever le voile sur l’un des secrets les mieux gardés de l’humanité: le testament de Yehoshua Ben Yossef, dit Jésus.Mon avis

Comme dans La dernière arme, je trouve que le personnage de Nathan Love est un peu trop indestructible pour être humain, et de ce fait, il ne me plaît guère et je ne parviens pas à m’identifier à lui. Ce (grand) défaut mis à part, ce polar est très bien construit, riche en suspense et en rebondissements. On voyage beaucoup également, ce que j’apprécie. Il plaira aux amateurs de conspirations religieuses, comme aux passionnés de polars. Bien que je ne sois pas particulièrement fan de Le Roy, notamment à cause de son personnage de Love, je comprend que ce livre ait reçu le Grand Prix de Littérature Policière 2005.
Je voulais également tirer mon chapeau à l’éditeur, qui ne publie pas énormément, mais dont j’apprécie les choix.

Le Dernier testament, de Philip Le Roy, Au Diable Vauvert (2005), 692 pages.

La dernière arme est le quatrième roman de Philip Le Roy, connu des amateurs de polars depuis son précédent roman Le dernier testament qui a reçu en 2005 le Grand Prix de littérature policière en 2005.

84626100198210lRésumé

Paris.Au cours d’un dîner, Annabelle Domange s’absente pour sortir son chien. Ses invités ne la reverront jamais. Personne ne l’a vue quitter l’immeuble.
Washington.
Galan Ryler monte dans un taxi. Un jeune homme qui a tenté de la séduire rattrape le véhicule cent mètres plus loin, vide.
Tokyo.
Suyani Kamatsu pénètre dans une ruelle. Deux voleurs en bloquent les issues. Ils se retrouvent nez à nez. La ruelle est déserte. On ne la reverra jamais.

Les disparitions se multiplient à travers le monde. Les victimes sont jeunes, belles, brillantes, diplômées des meilleures universités et occupent des postes clés auprès de chefs d’Etats ou de riches industriels.
Elles se volatilisent sans laisser de trace. L’enquête piétine, la pression monte.
Sylvie Bautch, profileuse belge, place tous ses espoirs en Nathan Love qu’elle va chercher au fin fond de l’Australie. Usant de psychologie, de ses charmes et d’arguments implacables, elle réussit à convaincre l’ex-profiler de s’intéresser à ces affaires…
Les 247 disparues demeurent introuvables. Sont-elles encore en vie ? Pour le découvrir, Nathan est obligé de se fondre dans un système obscur, défini par le mal et par les horreurs qui y sont perpétrées. La vérité sera pire que ce qu’il avait imaginé.

Mon avis

J’ai passé un bon moment en général en lisant ce livre, mais je lui reprocherai plusieurs choses.

Le héros, Nathan Love, ne m’a pas spécialement gêné par sa pratique du zen mais plutôt par son invincibilité. Même Van Damme au meilleur de sa forme ne mêt pas autant d’ennemis par terre avec ses seuls pieds et mains. A un moment, il chute de 80 mètres plus ou moins accroché à un genre de banderole, retombe sur la toile d’un commerce et repart en courant, normal, moi aussi je fais ça tous les matins. Déjà pour trouver un magasin qui fait plus de 80 mètres de haut, faut y aller, mais à Tokyo, pourquoi pas.

Les scènes de baston sont lassantes passé un certain point. Vers la fin je les survolais pour voir ce qui allait se passer plus avant. Peu m’importait de savoir si Nathan éliminerait 12 ou 18 sbires quelconques. A croire que les gardes et autres vigiles sont vraiment mal formés pour se faire avoir de la sorte alors qu’ils sont souvent en surnombre.

Sinon j’ai aimé le fait qu’on voyage beaucoup avec Nathan et qu’on ait des aperçus de la vie dans plusieurs pays, pas mal de vocabulaire dans les langues locales, notamment au Japon. Je pense que Philippe Le Roy a dû pas mal se documenter, et il a bien fait. Je ne suis jamais allé à Tokyo, mais les descriptions avait l’air très réalistes.

D’après ce que j’ai pu observer les avis sont très partagés, de celui qui a adoré à celle qui n’a pas pu passer les 100 pages tellement elle n’accrochait pas au style de l’auteur et au personnage principal. Moi, j’ai moyennement aimé. Lecture sympa, mais pas une grande réussite non plus.

La dernière arme, de Philip Le Roy, Au Diable Vauvert (2007), 616 pages.