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L’Opossum rose (La última salida) est un roman de Federico Axat paru chez Calmann-Lévy en 2016 dans une traduction d’Isabelle Gugnon.
Il est désormais disponible au Livre de poche.

514ujxadsjlRésumé

Ted McKay est atteint d’une tumeur incurable. Malgré une femme et deux filles aimantes, il préfère se donner la mort avant que ses facultés ne soient altérées par l’évolution de la maladie.
Installé à son bureau, il pointe son pistolet vers sa tête. Quelqu’un toque alors à la porte puis, face à l’absence de réaction, insiste lourdement. Ted décide d’ouvrir. L’inconnu, un homme du nom de Justin Lynch, le bluffe par ce qu’il sait de lui, à commencer par le fait qu’il allait se donner la mort.
Il lui propose un marché. En échange d’un service, il sera tué. Son « assassinat » évitera à sa famille d’avoir à souffrir des questionnements sans fin liés à son suicide.

Mon avis

Le moins qu’on puisse dire est que L’Opossum rose part sur les chapeaux de roues. Le lecteur est accroché dès le départ par cette histoire vraiment pas banale. Forcément, Ted accepte. Forcément, le deal est louche. Pour bénéficier d’une mort propre, il lui faudra tuer un ignoble meurtrier qui a su échapper à la justice grâce à une malicieuse astuce.

Nous n’en dirons pas plus pour ne pas gâcher quelques rebondissements de ce thriller assez époustouflant qui en compte énormément, peut-être même trop. Difficile, même, de parler des autres protagonistes sans dévoiler des éléments importants de l’intrigue. Disons simplement que la curiosité est permanente et qu’on entrevoit la vérité peu à peu au gré d’indices semés par Federico Axat. Seulement, à la moitié du roman, on pense avoir tout compris. Forcément, c’était aller un peu vite en besogne et l’auteur argentin nous réserve encore bien des surprises.

Influencé par la littérature policière et le cinéma, Federico Axat ne peut s’empêcher de faire des clins d’œil. On croise ainsi Lynch donc, mais aussi un Pendergast ou encore un Robichaud. Quant au choix du prénom du personnage principal, on pourra y voir une allusion au cultissime Shutter Island.
Évoluant constamment aux frontières du rêve, de la folie et de la réalité, Ted McKay ne sait plus où il en est. Et cet opossum rose qu’il voit partout le rend fou.

Sans égaler le chef-d’œuvre de Dennis Lehane, L’Opossum rose est un thriller malin extrêmement bien troussé qui devrait satisfaire la curiosité du plus grand nombre. Tout au plus peut-on trouver certaines ficelles un peu grosses sur la fin mais on pardonnera aisément Federico Axat tant il est plaisant de se laisser déboussoler par son ingéniosité et cette redoutable intrigue labyrinthique.

L’Opossum rose (La última salida, 2016), de Federico Axat, Calmann-Lévy (2016). Traduit de l’espagnol (Argentine) par Isabelle Gugnon, 432 pages.

La place du mort est un roman de Jeffery Deaver, le troisième de la série mettant en scène Lincoln Rhyme, l’inspecteur tétraplégique et sa collègue Amelia Sachs.

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Une chance unique s’offre au célèbre criminologue tétraplégique : une intervention chirurgicale en Caroline du Nord pourrait lui rendre partiellement sa mobilité. Mais rien ne se passe comme prévu, et Lincoln Rhyme se trouve pris au piège d’une machination infernale qu’il aura bien du mal à déjouer.
La police locale piétine dans une affaire de meurtres et le suspect, un adolescent surnommé le Cafard, a pris la fuite. , la coéquipière de Rhyme, le persuade alors de diriger l’enquête. Celle-ci débute par une course-poursuite haletante dans de lugubres marais infestés d’insectes. Mais la capture de l’assassin n’est qu’un début.

Mon avis

Je l’ai trouvé un poil moins bon que l’excellent L’homme qui disparaît.
J’ai eu un tout petit peu de mal dans le premier tiers du livre, puis une fois la vitesse de croisière trouvée, j’ai dévoré ce livre jusqu’à la fin. Plus on avance dans le bouquin plus les rebondissements sont nombreux. C’en est presque énervant de se faire berner à chaque fois par le talent de l’auteur.

Ce que j’aime bien aussi, c’est que Deaver offre des pistes aux lecteurs et essaie de le faire chercher. Comme Rhyme j’ai lu et relu les tableaux contenants les différents indices pour tenter de trouver une piste. Rien n’y fait, Deaver et Rhyme sont bien meileurs que moi. Very Happy

La place du mort (The Empty Chair, 2000), de Jeffery Deaver, Calmann-Lévy (2002). Traduit de l’anglais (États-Unis) par Isabelle Maillet, 475 pages.