Articles Tagués ‘Viviane Hamy’

Arab jazz est le premier roman de Karim Miské. Il a été publié en mars dernier dans la collection Chemins Nocturnes chez Viviane Hamy.

http://polars.pourpres.net/img/?http://ecx.images-amazon.com/images/I/41BUHGXa9aL._SL500_.jpgRésumé

Ahmed Taroudant ne travaille pas, ne sort pas. Il passe ses journées chez lui à lire des polars achetés d’occasion, qu’il entasse ensuite dans son appartement. Ses seuls rapports avec autrui consistent à aller voir M. Paul, le libraire, pour s’approvisionner, l’épicier du bas de l’immeuble – il faut bien manger – ou encore aller arroser les orchidées de Laura, sa voisine du dessus.

Lorsque cette dernière est sauvagement assassinée, Ahmed se rend compte qu’il fait le coupable idéal et sort brusquement de sa léthargie. Il n’a alors plus qu’une seule idée en tête : trouver le meurtrier de la jeune femme.

Résumé

Ahmed va donc laisser traîner ses oreilles dans le quartier pour aider les policiers de la Crim’ en charge du dossier : Jean Hamelot et surtout Rachel Kupferstein, pour qui il a vite le béguin.

Laura étant juive, la police pense d’abord à un crime confessionnel mais l’affaire s’avère rapidement plus complexe. Plus les enquêteurs creusent, plus ils trouvent de nouvelles pistes, et autant de coupables potentiels. Viennent se mêler à l’histoire, pêle-mêle : des Témoins de Jéhovah au goût pour le secret prononcé, une nouvelle drogue de synthèse (le Godzwill), ou encore un groupe de rap ayant connu son quart d’heure de gloire il y a quelques années.

Chapitre après chapitre, Karim Miské multiplie les pistes et les rebondissements, sans pour autant perdre de vue ses principaux personnages que l’on regarde évoluer avec intérêt.

Arab jazz, premier roman de l’auteur, est un opus à l’écriture travaillée offrant au lecteur quelques heures d’une agréable lecture. Karim Miské a été salué par la critique pour ce texte qui reçu il y a quelques semaines le Grand Prix de Littérature Policière. Paradoxalement, Arab jazz ne laissera peut-être pas aux lecteurs un souvenir impérissable malgré le réel plaisir de lecture immédiat.


Arab jazz de Karim Miské, Viviane Hamy/Chemins nocturnes (2012), 298 pages.

L’Absence de l’ogre est le quatrième roman de Dominique Sylvain mettant en scène les personnages d’Ingrid Diesel et de Lola Jost.
Il a été retenu dans la catégorie « Polars français » dans la sélection « Automne » du Prix SNCF du Polar.

31l6hjkfzglRésumé

Un éden, un jardin aux mille trésors olfactifs qui renferme secrets et ombres, voilà le théâtre des nouvelles aventures du tandem d’Ingrid et de Lola.

Le corps de la rockeuse Lou Necker est retrouvé au Parc Montsouris. Mort par asphyxie. L’un des jardiniers manque à l’appel : Bernard Morin, de son vrai nom Brad Arceneaux. Le coupable idéal.

Ingrid est convoquée au commissariat du 13ème arrondissement. Coïncidence, Brad n’est autre que son ami au gabarit d’ogre qui l’avait sauvée d’une agression quatorze ans auparavant en Louisiane. Elle n’avait plus de nouvelles depuis longtemps et ignorait sa présence à Paris. Peu importe, Brad, le meilleur des hommes, est forcément innocent !

Mais comment le prouver ? Ingrid décide de délaisser ses masages et ses stripteases au Calypso pour quelque temps, et s’associe à Lola, – toujopurs le même « caractère de cochon » -, pour venir en aide à l’ami disparu. Ce ne sera pas une mince affaire, en menant l’enquête au coude à coude avec l’autoritaire mais séduisant Sacha Duguin, elles découvriront vite les arcanes d’une transaction immobilière, pousseront les portes d’un étrange couvent, et s’en iront grimper aux arbres de la Nouvelle Orléans…

Au milieu de rixes et de rebondissements en tout genre, Ingrid s’efforce de chasser les doutes qui l’assaillent, et le mystère demeure.

Mon avis

Le style de Dominique Sylvain détonne dans le monde du polar actuel. C’est très littéraire je dirais, avec des descriptions rigoureuses, de nombreuses métaphores. Dans ce roman, de nombreuses scènes se passent dans des jardins, et on s’y croit tant tout nous est donné à voir, à entendre, et même à sentir (gros travail descriptif sur les odeurs). Ce style peut surprendre au début, mais je m’y suis vite habitué, et cela ne nuit en rien à l’intrigue qui, sans être exceptionnelle, tient sacrément le lecteur en haleine.

L’Absence de l’ogre, de Dominique Sylvain, Viviane Hamy/Chemins Nocturnes (2007), 304 pages.