Assassins d’avant / Élisa Vix

Publié: 31 mai 2018 dans Polar français
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Assassins d’avant est un roman d’Élisa Vix paru aux éditions du Rouergue en septembre dernier.

51izvo2bl42lRésumé

Marie Moineau est une jeune institutrice aimée de ses élèves de CM2. Elle écrit un poème au tableau. Celui que Victor Hugo a écrit en hommage à Léopoldine. Une détonation dans la classe. Elle s’écroule. Un collègue arrive, trop tard, elle est déjà en train de mourir. L’enquête conclut rapidement à la culpabilité d’un élève, qui parvient à s’échapper et meurt à son tour, fauché dans sa cavale par une moto. Fin de l’histoire.
Sauf pour Adèle, qui avait alors cinq ans, et qui ce jour-là, a perdu sa maman. Vingt-cinq ans plus tard, elle n’y tient plus. Elle a besoin de comprendre.

Mon avis

Élisa Vix est une romancière que nous avons ici la chance de suivre à partir de son tout premier roman, La Baba-yaga, paru en 2005. Depuis, une dizaine de romans est à mettre à son actif, et pas un seul flop pour ce qu’on a pu en lire.
Dans ce nouvel opus des plus ramassés – 176 pages – on entre directement dans le vif du sujet. Adèle a donné rendez-vous à Manuel, dont elle a retrouvé la trace sur Copains d’avant. Manuel a assisté enfant à cette scène atroce, mais il est aussi policier. Il accepte de l’aider, pour s’exorciser de ce souvenir traumatique d’abord, puis pour revoir Adèle tant elle est parvenue, malgré elle, à le faire succomber.
Mais ce qu’Adèle ne sait pas, en commençant cette enquête cathartique, c’est qu’elle a ouvert une boîte de Pandore et qu’elle n’est pas au bout de ses peines. Des bizarreries dans l’enquête policière se font jour et des secrets de famille, bien gardés jusque-là, remontent à la surface.
Aussi dense que riche en rebondissements, Assassins d’avant est un de ces romans qu’il est bien difficile d’arrêter en cours de lecture. Élisa Vix fait basculer le récit tantôt du côté d’Adèle, tantôt de celui du policier, également meurtri par l’accident de la route qui a laissé son frère dans un état de locked-in syndrome.

La vie d’Adèle ne laisse pas indifférent et une fois de plus, Élisa Vix nous a concocté un suspense des plus efficaces qui ne devrait pas décevoir ses lecteurs. Pour autant, il ne s’agit vraisemblablement pas de son texte le plus abouti, aussi nous conseillons plutôt à ceux qui souhaiteraient découvrir son œuvre de commencer par L’Hexamètre de Quintilien ou La nuit de l’accident, encore meilleurs.

Assassins d’avant, d’Élisa Vix, Rouergue/Noir (2017), 176 pages.

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