51eefqlfazlAprès des soucis qui m’ont un peu éloigné de la lecture, je vais essayer de me remettre plus régulièrement au « boulot ». Pour commencer « léger », voici pour une fois (je n’en écris plus beaucoup) une chronique à propos d’une BD.

Ligne B est une bande dessinée écrite et dessinée par Julien Revenu et parue chez Casterman en avril 2015.

Résumé

Nous sommes à l’automne 2005 et la banlieue parisienne brûle suite à la mort de Zyed et Bouna.
Laurent, jeune papa, est vendeur dans un magasin de téléphonie. S’étant toujours senti un loser, sa paternité l’a quelque peu réconcilié avec la vie. Mais là, rien ne va plus. Son supérieur, petit chef autoritaire, est insupportable, et sa femme, au lieu de le soutenir, ne fait que le couvrir de reproches. Lorsqu’il se fait racketter son téléphone dans le RER, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Laurent décide qu’il ne sera plus une victime.

Mon avis

Ligne B aurait pu n’être qu’une énième histoire de loser qui pète les plombs. N’être que l’histoire d’un homme qui, à force de subir humiliation sur humiliation décide un jour de s’en sortir comme il peut, en répondant à la violence par la violence. S’il y a de ça, Ligne B n’est pas qu’une banale histoire de vengeance.

Illustrateur collaborant régulièrement avec la presse (Le Monde, Marianne, Rue 89…), Julien Revenu — qui signe là son premier album — a des choses à nous dire. A travers le portrait de Laurent, il nous donne à voir les travers d’une société impitoyable, qui dresse les uns contre les autres, qui opprime l’individu, l’astreignant à un rôle qu’il subit plus qu’il ne choisit et dont il est difficile de se débarrasser.

Victime des autres dès son plus jeune âge (enfant, il se faisait déjà piquer son goûter), Laurent a toujours été le « faible » du groupe. Celui qu’on peut molester, pour rigoler ou par méchanceté gratuite, sans craindre le retour de bâton. Et donc celui sur qui ça tombe toujours.

Lorsqu’il décide de prendre les choses en main après une nouvelle agression et une énième dispute avec sa compagne, on voit mal comment les choses pourraient bien se terminer. Mais nous n’en dirons pas plus…

On peut voir dans la grisaille et la laideur de ces paysages urbains désolés une métaphore de l’âme de ses habitants. De même, à cette banlieue qui s’embrase dans le feu et la violence fait écho la colère qui monte inéluctablement en Laurent et qui n’attend que de sourdre.

Malgré un scénario de prime abord simpliste, Ligne B est une BD noire bien plus profonde qu’il n’y paraît. On sent bien à la lecture que Julien Revenu avait un message à faire passer, et il le fait bien, son récit tendu étant servi par un dessin efficace. Un jeune auteur à suivre.

Ligne B, de Julien Revenu (scénario et dessin), Casterman (2015), 128 pages.

41c7pgutvvlDark Horse est le cinquième roman de l’Américain Craig Johnson.
Paru en français chez Gallmeister (dans la collection « Noire ») en 2013, il a la particularité d’être sorti en poche en Points/Seuil (en 2015) et non chez Gallmeister comme c’était habituellement le cas.

Résumé

Wade Barsad est retrouvé mort, abattu de six balles dans le crâne durant son sommeil. Auparavant, il avait enfermé dans la grange les chevaux de sa femme avant d’y mettre le feu. Tout semble accuser Mary Barsad, qui n’est d’ailleurs pas longue à avouer avant de sombrer dans un mutisme inquiétant. Sauf que, sans qu’il ne s’explique vraiment pourquoi, le shérif Longmire ne croit pas un instant à la culpabilité de la veuve. Pour mener l’enquête incognito dans le comté voisin de sa juridiction, Walt va se faire passer pour un représentant d’assurances.

Mon avis

Après Little Bird, Le camp des morts, L’indien blanc, Enfants de poussière et autant de pépites littéraires, Dark Horse est le cinquième roman de Craig Johnson et par la même occasion la cinquième enquête de Walt Longmire. C’est un véritable plaisir que de retrouver Walt et son équipe – la fougueuse Vic, l’adjoint Branch, mais aussi l’affable Ruby ou encore Henry Standing Bear, l’ami cheyenne du shérif. Comme dans les précédents opus, on retrouve le talent de Craig Johnson pour nous décrire sa rude et belle région du Wyoming. Ici, plus particulièrement la bourgade d’Absalom, petite voisine d’Absaroka, ses quelques rues et ses habitants pas commodes.

Mais contrairement à d’autres auteurs américains (chacun pensera à qui il veut), Craig Johnson prend le soin d’écrire à chaque fois un roman différent. Dans cet épisode, l’auteur s’est amusé à utiliser une construction chronologique originale – obligeant le lecteur à rester attentif – faisant s’alterner des passages relatant l’isolement de Mary Barsad et d’autres, plus récents d’une semaine, narrant l’infiltration de Walt dans le comté d’Abasalom.

« Dans ma vie, j’ai reçu des coups de pieds de chevaux, j’ai été mordu. J’ai été piétiné, écrasé contre des grilles et désarçonné, mais ces merveilleux animaux m’ont aussi câliné, frotté, porté, réchauffé et henni doucement au visage. Je pensais à tous les chevaux que j’avais connus et n’en trouvais pas un de mauvais. Mon père disait que les animaux ne ressentaient pas la douleur comme nous, mais jamais je ne l’avais vu en maltraiter un, jamais. »

Dark Horse, comme son titre le laisse augurer, fait aussi la part belle aux chevaux. Et c’est peu dire qu’on sent rapidement que l’auteur au chapeau les connait bien et les aime, lui qui possède un ranch. Certains passages concernant la « plus vieille conquête de l’homme » sont magnifiquement écrits et le lecteur gardera sans doute en tête quelques scènes mémorables comme cette folle chevauchée sous les éclairs sur une mesa du Wyoming.

Si l’on peut dire que Dark Horse n’est peut-être pas le meilleur opus de la série, Craig Johnson n’arrive décidément pas à décevoir. Chacun de ses romans est une belle réussite et donne furieusement envie de lire le suivant. S’ils peuvent bien sûr se lire indépendamment, il est néanmoins conseillé de lire les aventures du sympathique shérif Longmire dans l’ordre, en commençant par le déjà très bon Little Bird.

Dark Horse (The Dark Horse, 2009), de Craig Johnson, Gallmeister / Noire (2013). traduit de l’Américain par Sophie Aslanides, 327 pages.

pol_cover_19061Psychiko (Το έγκλημα του Ψυχικού, soit « Le crime de Psychiko » en V.O.) est un roman policier écrit par Paul Nirvanas en 1928.
Les éditions Mirobole l’ont publié en janvier dernier, dans une traduction de Loïc Marcou.

Résumé

Nikos Molochantis ne travaille pas. Il n’en a pas besoin, lui qui vit de rentes suffisantes. Les nuits athéniennes n’ont plus de secret pour lui mais il ne parvient pas à profiter pleinement de la vie et son morne quotidien l’ennuie profondément. Dans le journal, il tombe sur un article relatant le meurtre d’une belle jeune femme, non loin de chez lui, dans le quartier de Psychiko. Les jours suivants, apprenant que l’enquête de police piétine et que la victime n’a pas été identifiée, il lui vient une idée qui, bien que tordue, lui parait alors remarquable. Pour accéder à la célébrité, il va se faire passer pour l’assassin de la jeune femme.

Mon avis

Psychiko est un roman atypique dont la parution actuelle (d)étonne. En effet, il aura fallu attendre près d’un siècle pour que ce texte grec soit exhumé par les éditions Mirobole et traduit en français (par Loïc Marcou). Initialement publié en 1928 sous forme de feuilleton, il est vu aujourd’hui par les spécialistes comme l’un des premiers polars hellènes.
Son auteur, Paul Nirvanas, de son vrai nom Pétros K. Apostolidis (1866-1937), a lui aussi un parcours des plus atypiques : il a été tour à tour médecin dans la Marine, journaliste, chroniqueur, traducteur, scénariste, poète ou encore vulgarisateur de la pensée nietzschéenne en Grèce.

De prime abord, Psychiko interpelle surtout de par son scénario original, qui plus est pour l’époque. Un innocent assez déséquilibré pour vouloir se faire passer pour un meurtrier, voilà de quoi donner envie au lecteur de savoir comment les choses vont tourner.
On ne s’attache pour ainsi dire pas du tout à Nikos, antihéros assez détestable dont la seule motivation est la gloire supposée qu’il retirerait de ce crime qu’il n’a pas commis.

Le roman tient peu ou prou ses promesses, avec quelques rebondissements bien sentis quoique les ficelles soient parfois un peu grosses. S’il se lit encore aisément de nos jours, on sent cependant que le texte date. Certains tics littéraires propres à l’époque ne sont pas toujours du meilleur effet aujourd’hui, comme celui de prévenir le lecteur de ce qui va se passer plus tard ou celui du narrateur de s’associer au lecteur (avec des formules du type « notre héros »…). Et surtout cette manie agaçante, sans doute propre au roman feuilleton, de résumer l’action du chapitre dès son titre.

S’il semble parfois à la limite du suranné, Psychiko vaut toujours le détour aujourd’hui, surtout de par son idée de départ très intéressante.

Psychiko (Το έγκλημα του Ψυχικού, 1928), de Paul Nirvanas, Éditions Mirobole (2016). Traduit du grec par Loic Marcou, 216 pages.

Allez, assez glandé, avec le retour des beaux jours je vais peut-être réussir à me mettre un bon coup de pied au c*l pour me remettre à écrire régulièrement des chroniques. J’en ai écrit quelques unes (Dark Horse, Psychiko…), mais en attendant, en voici une qui s’était égarée, retrouvée aujourd’hui mais écrite il y a… un an. L’occasion aussi de poursuivre avec mon challenge « Faudrait peut-être songer à A.B.C. ta PAL » (voir ici). Vu que j’aime bien l’Islande, les romans policiers et les enquêtes d’Erlendur, c’eut été simple de choisir Indriđason. Un peut trop d’ailleurs, et vu que j’ai de la ressource, voici un autre auteur de polar islandais en I. ^^

9782021071238L’énigme de Flatey (Flateyjargáta en VO) est un roman islandais de Viktor Arnar Ingólfsson publié au Seuil dans sa collection Policiers en 2013 dans une traduction de Patrick Guelpa. Il est depuis disponible au format poche en Points.

Résumé

Premier juin 1960, au large de l’île de Flatey, Breiðafjörður, Islande.
Le petit Nonni est parti en promenade avec son père et son grand-père, à la recherche de phoques sur la petite île de Ketilsey. À peine ont-ils accostés qu’il est pris d’une envie pressante. En s’isolant pour aller faire ses besoins, il tombe sur le cadavre d’un homme, méconnaissable.
L’enquête peine à trouver l’identité de la victime avant de conclure qu’il s’agit de Gaston Lund, un chercheur danois spécialiste du Codex Flateyensis, plus connu sous le nom de « livre de Flatey », un précieux manuscrit contenant une énigme toujours irrésolue et se présentant sous la forme de quarante questions.

Mon avis

Si les inconditionnels du polar nordique connaissent un peu Reykjavík, Keflavik voire Akureyri grâce à Arnaldur Indriđason, Arní Thorarinsson ou encore Stefan Mani, peu de chances qu’ils aient entendu parler de Flatey avant d’avoir ouvert ce livre. Et pour cause, cette minuscule île (deux kilomètres de long sur un de large) perdue au milieu du Breiðafjörður (grand fjord du nord-ouest de l’Islande) et dont le nom signifie « île plate » en islandais ne compte plus aujourd’hui que cinq habitants l’hiver (et quelques estivants de plus à la belle saison) !

« Quelques rochers isolés constituaient un bon abri en pente : tout près du garçon couvaient deux eiders femelles. Elles ne bougeaient pas et il fallait des yeux exercés pour les discerner dans les mottes de gazon. Un huîtrier pie se tenait sur une pierre et faisait beaucoup de bruit. Son nid n’était probablement pas très éloigné du rivage. Plus loin, sous un énorme rocher, gisait le cadavre d’un gros animal. Nonni avait déjà vu ce genre de choses sur la plage : des baleineaux, de grands phoques gris ou des carcasses ballonnées de moutons qui s’étaient noyés. Mais que ce cadavre-là soit revêtu d’un anorak vert, ça c’était nouveau. »

A l’époque du roman, elle était un peu plus peuplée mais absolument pas préparée à enquêter sur un meurtre. Car si l’on a cru au départ à une noyade, il s’avère vite que Gaston Lund a été tué. C’est pourquoi Elliðagrímur, le bourgmestre de l’île, appelle Kjartan, jeune et inexpérimenté sous-préfet de Patreksfjörður – il vient de se voir confier ce poste – pour les besoins de l’enquête. Laquelle s’annonce compliquée car personne ne semble avoir su que la victime se trouvait sur l’île – pas même ses proches, qui le croyaient resté au Danemark. Peu à peu, grâce au concours de Þormóður Krákur, le sacristain, d’Högni, l’instituteur, et de Jóhanna, la jeune médecin, Kjartan en apprend davantage.

Viktor Arnar Ingólfsson achève chaque chapitre par un extrait du livre de Flatey, ce manuscrit narrant la saga d’Ólafur Haraldsson et d’Ólafur Tryggvason, dont la petite bibliothèque de l’île possédait un fac-similé – l’original, revenu depuis en Islande, étant alors conservé à Copenhague.

L’intrigue n’est pas nécessairement exceptionnelle mais se laisse suivre sans déplaisir, d’autant que l’intérêt du roman réside largement dans son côté dépaysant. Comme Kjartan, le « continental », on s’étonne de l’existence rude et simple des habitants de Flatey, qui vivaient alors principalement de pêche et de chasse. Celle de l’eider dont on récoltait le précieux duvet, et celle du phoque, dont on commerçait la peau et mangeait la viande, souvent accompagnée de pommes de terre et de mörflot (graisse de mouton fondue).

Sans être des plus mémorables, L’énigme de Flatey fera passer un bon moment d’évasion aux lecteurs curieux d’ailleurs, prêts à suivre une enquête assez lente dans une petite île islandaise des années 1960. À consommer de préférence au coin du feu avec un doigt de brennivín.

L’énigme de Flatey (Flateyjargáta, 2002) de Viktor Arnar Ingólfsson, Seuil (2013). Traduit de l’islandais par Patrick Guelpa. Lu en poche aux éditions Points (2014), 377 pages.

Mon meilleur de 2015

Publié: 10 janvier 2016 dans Vie du blog
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Allez, comme promis et comme c’est un peu la tradition en début d’année (et puis pour faire un peu plaisir à Luc B. aussi ^^), voici ma sélection des bonnes lectures de 2015.

Je n’ai pas lu énormément comparé à d’autres années mais c’est déjà dur de se limiter à 5, sauf en BD où il y en a vraiment deux qui sortent du lot.
Certains titres ne sont pas (encore) chroniqués, je vais essayer de les faire en priorité (j’ai une vingtaine de chroniques de retard, je ne les ferai sans doute pas toutes, ou bien succinctement).
J’ai lu davantage de romans étrangers que français et mes meilleures lectures y figurent, c’est pourquoi je commence par ceux-ci.
(J’arrive pas à mettre chaque image à la ligne, si quelqu’un a une solution, je veux bien. Là, c’est moche, sorry.)


Romans étrangers

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911
, de Shannon Burke (Sonatine)
LA grosse claque de 2015. Sombre mais tellement humain aussi !

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L’île du serment
, de Peter May (Rouergue/Noir)
Décidément, Peter May a rejoint Arnaldur, Johnson et Lehane parmi mes auteurs favoris. Quel conteur ! Il ne m’a pour l’instant jamais déçu, et j’en ai encore beaucoup à lire.🙂


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Rouge ou mort
, de David Peace (Rivages)
Un tour de force littéraire, quel styliste ! Un immanquable pour ceux qui aiment le foot et la

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Dark Horse
, de Craig Johnson (Gallmeister/Noir)
Pas le meilleur de la série mais c’est toujours un vrai plaisir que de retrouver Walt et sa petite bande à chaque fois !

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Une terre si froide, d’Adrian McKinty (Stock/La Cosmopolite)
Un roman très fort, une bien belle découverte. Auteur à suivre.


Romans français

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Grossir le ciel, de Franck Bouysse (La manufacture de livres)
Ce roman a connu un beau succès, et c’est très mérité. A rapprocher de l’excellent Julius Winsome de Gerard Donovan, sauf que ça se passe chez nous.

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Les dames blanches
, de Pierre Bordage (L’Atalante)
Qui a dit qu’on ne pouvait parler que polar ici ? Je lis peu de SF mais avec Bordage, on est rarement déçu. Ou comment nous parler de la société d’aujourd’hui  et de ses travers en utilisant une situation fantastique. Là aussi, un très grand conteur ! Ce ne sera pas mon dernier Bordage, loin s’en faut.


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Adieu demain
, de Michaël Mention (Rivages/Noir)
Du très bon roman noir français. Avec sa trilogie anglaise, Mention s’affirme comme un auteur avec qui il faut désormais compter. Du lourd !
Prix Polars Poupres 2014 !

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Gran Madam’s
, d’Anne Bourrel (La manufacture de livres)
La fuite en avant d’une étudiante tombée malgré elle dans la prostitution. Dérangeant, poignant, très fort !

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Au fer rouge
, de Marin Ledun (Ombres noires)
Après l’excellent L’homme qui a vu l’homme, Marin Ledun nous ramène au Pays Basque, et ce n’est pas joli joli. Du costaud, sans concessions.


Bandes dessinées

31d1i-uzialZaï zaï zaï zaï, de Fabcaro (Six pieds sous terre)
S’il n’y en avait qu’une, ce serait celle-ci. LA BD de 2015 pour ma part. Je vous en reparlerai car elle le mérite ô combien.
Ca part comme une chasse à l’homme pour cause d’oubli de carte de fidélité de supermarché, et tout est dans la même veine, absurde et hilarant.
A hurler de rire à chaque page sauf que ce n’est pas que drôle. C’est aussi très grinçant et vraiment intelligent. Fabcaro nous fait réfléchir et rire aux éclats tout à la fois, et ça, c’est très rare et très fort !

51nuzdfk1hlQuatre couleurs, de Blaise Guinin (Vraoum!)
Une réussite à la fois dans le fond (scénario de grande qualité avec une chute réussie) et dans la forme (fallait oser, la BD avec un Bic 4 couleurs, c’est osé mais fort réussi).

Et vous, si vous ne deviez conseiller que quelques livres lus en 2015, ce serait lesquels ?

Bloavezh mat ! Bonne année 2016 !

Publié: 9 janvier 2016 dans Vie du blog

Pour ce premier article de l’année, laissez-moi tout d’abord vous souhaiter une excellente année 2016. Bloavezh mat !
J’espère qu’elle se passera comme vous le voudrez et que vous saurez trouver le temps pour profiter de la vie et de ses petits et grands bonheurs – dont la lecture bien sûr ! – comme il se doit.

Bloavezh mat

Bibi en balade dans la baie de Douarnenez. C’est moche la Bretagne début octobre, hein ? © A. B.

Merci de continuer à me suivre malgré le manque criant de chroniques ces derniers mois. Je vais essayer d’être plus régulier en 2016 quand bien même ce sera sans doute moins prolifique que d’autres années.

Je vous prépare rapidement un billet récapitulatif sur le meilleur de 2015 avant de me remettre aux chroniques régulières.

A très vite

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles, a-t-on coutume de dire.
Pour moi, c’est le cas, puisque j’ai fait une superbe rencontre (quasi) inespérée qui change ma vie, mais pour vous, pas forcément.
C’est pourquoi je vais tâcher de me botter le cul pour continuer à vous proposer régulièrement (peut-être pas autant qu’à une époque mais régulièrement) des articles concernant mes dernières lectures, et elles ne manquent pas (je dois avoir une bonne vingtaines de romans lus et non chroniqués, au bas mot).
Enfin bref… #3615mavie

Avec les jours qui raccourcissent et le froid qui s’installe, l’hiver est aussi la saison de la finale du Prix Polars Pourpres, comme vous le savez sans doute si vous suivez ce blog avec assiduité.

Les finalistes de la 11e édition sont désormais connus (voir ci-dessous).
Pour la petite histoire, cette année, 3 romans se sont dégagés pour le Prix Découverte, normal, mais il y avait pas moins de trois ex-aeco à la 3e place pour le Prix Polars Pourpres — soit 5 finalistes en puissance au lieu de 3 — ce qui nous a amené à organiser un imprévu second tour, qui a vu l’élimination d’Assassins de R. J. Ellory (Sonatine) et d’Une putain d’histoire de Bernard Minier (XO).

Au fur et à mesure de mes lectures, vous pourrez cliquer sur les couvertures pour avoir accès à la chronique correspondante. Pour l’instant je n’ai lu que le très beau Grossir le ciel (je vous le conseille) ainsi que le sombre mais non moins réussi L’enfer de Church Street.

Prix Polars Pourpres

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Prix Polars Pourpres Découverte

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Pour voir le palmarès dans son intégralité depuis 2005 ou avoir plus de renseignements sur le prix, vous pouvez vous rendre sur cette page. Vous pouvez aussi me poser vos questions bien sûr.

Qui succédera au palmarès du Prix Polars Pourpres à Maud Mayeras (Reflex) & Michaël Mention (Adieu demain), vainqueurs ex-aeco l’an dernier et à Terry Hayes (Je suis Pilgrim) pour le Prix Découverte ?

Réponse début mars !